Smaïl Chikoun, président du Conseil d’affaires algéro-américain «L’Algérie est devenue attractive pour les investissements»

Entretien réalisé par pas Wassila O. H.

Dans cet entretien, le président du Conseil d’affaires algéro-américain, Smaïl Chikoun, souligne l’intérêt des compagnies américaines pour le marché algérien et parle du nouveau code des investissements.

Les Etats-Unis sont l’invité d’honneur de la 53e FIA. Le bilan de la manifestation est-il satisfaisant ?
Les Etats-Unis ont participé avec 40 compagnies venues de 20 Etats. En plus des expositions, des conférences ont été organisées par le Conseil d’affaires algéro-américain, notamment sur l’agriculture et les énergies renouvelables, qui sont très importantes et intéressent fortement les investisseurs américains qui vont travailler avec leurs homologues algériens pour définir un cadre de partenariat. La Chambre américaine de commerce a organisé des conférences sur le conventionnel, la réduction des effets de serre, la gestion de l’eau et les TIC qui intéressent l’Algérie. Connaissant l’expertise américaine, on ne peut avoir meilleur partenaire. Lors de la manifestation, plusieurs accords de partenariat ont été signés entre les opérateurs des deux pays dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture. Je citerais la production de fourrages et de blé sur une superficie de 1.200 ha dans la wilaya d’El Ménia. Nous disons aux Américains que lorsque vous venez en Algérie, ce n’est pas pour vendre un produit. Il faut trouver un bon partenaire, travailler dans la formation et la production locale, voire l’exportation. L’Algérie est la porte de l’Afrique, du Moyen-Orient et même de l’Europe.

Le code des investissements est en voie d’adoption. Pensez-vous qu’il sera plus attractif pour les investissements étrangers ?
L’Algérie est devenue attractive pour les investissements directs étrangers. Il y a quelques mois, le président de la République avait dit que les lois sur l’investissement ne connaîtront plus de changement pour dix années. L’investisseur n’est pas à l’aise en l’absence d’une loi pérenne. Il y a aussi la levée de la règle 49/51 dans plusieurs secteurs. Nous attendons la promulgation de la loi avec ces textes d’application qui permettra à l’Algérie de s’adapter aux standards internationaux. Nous sommes face à un marché international compétitif où l’Algérie doit offrir les mêmes avantages d’attractivité que d’autres pays. Notre Conseil d’affaires prévoit, d’ailleurs, une conférence à Washington pour expliquer les dispositions du code des investissements.
 W. O. H.