100 startups labélisées et 80 incubateurs

Le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la Connaissance et des Startups a, pour sa part, exposé le bilan de son département pour l’année 2020/2021.

Dr Yacine Oualid a, ainsi, expliqué que son département, « a procédé dès son installation à l’élaboration d’un cadre juridique et organisationnel au profit des startups et la mise en place d’un mécanisme de financement et de contrôle ». « Nous avons pour la première fois déterminé ce qui distingue une startups d’une autre entreprise pour pouvoir les accompagner, d’autant plus que le gouvernement compte beaucoup sur elles pour relancer l’économie nationale basée sur le savoir », a-t-il souligné, ajoutant que « le décret exécutif en vigueur permet désormais de définir les caractéristiques d’une startups ». Il dit comprendre les jeunes qui demeure réfractaires à ce type de projet d’où la mesure qui a été prise par le ministère de créer un cadre spécifique dont le lancement d’une une plateforme numérique. « Cet espace permet aux jeunes porteurs d’idées innovantes de s’inscrire pour pouvoir bénéficier d’un accompagnement ou d’un financement en toute transparence et loin de la bureaucratie », a-t-il précisé. Pour le ministre, « seule la numérisation devrait permettre de lutter contre la bureaucratie ».
« Nous avons également procédé à l’intégration dans le cadre de la loi de finance de 2021 des incitation fiscales dont des exonérations entre autres d’IBS et de TVA pour une durée de cinq ans », a-t-il ajouté, annonçant dans ce sillage une « révision du code du commerce pour s’adapter avec la nature de ces entreprises ».
Cet événement a pour objectif de booster l’écosystème de l’innovation dans la région de l`ouest du pays avant de s’étendre à d’autres wilayas à savoir Constantine et Ghardaïa. Il est destiné, essentiellement, aux start-uppeurs, porteurs de projets innovants, aux experts en nouvelles technologies et aux étudiants, avec au programme des panels d’experts Algériens et internationaux. Dans ce cadre, le directeur général de l’accélérateur Algeria Venture a expliqué que « nombreuses sont les entreprises qui n’arrivent pas à commercialiser leurs produits, alors qu’il existe celles qui sont dans le besoin de ce même produit ». Pour Sidali Zerrouki, «  42% des entreprises ont échoué dans leur activité car il ‘y a pas de demande sur leur marché pour leur produit ou elles n’ont pas été suffisamment accompagnées dans leur projet. En revanche, 29 % n’ont pas pu aller au bout de leur projet en raison de l’absence de source de financement, alors que 23% n’ont pas pu aller plus loin dans leur activité car ils n’avaient une bonne équipe dirigeante ». « La création d’un accélérateur pour l’incubation est désormais un gage de garantie pour que les startups soient opérationnelles une fois labélisées. » Et, poursuit-il, « la multiplication des incubateurs à travers le pays devrait permettre un meilleur accès aux jeunes ». Il cite dans ce cadre l’exemple d’Amazon, Facebook qui sont tous passés par des incubateurs d’où cette accélération fulgurante en peu d’année ».  Nous apprenons, enfin, du Dg d’Algeria Venture qu’il existe « 100 statups labélisées et 80 incubateurs en attendant le lancement d’autres bientôt ». A noter que nombreuse sont les thématiques qui ont été traitées lors de cette conférence dont le Fintech/Insurtech, le Cloud/Saas et Mobility/Logistics.
De notre envoyée spéciale à Oran : Assia Boucetta