13e Fibda : Un rush ininterrompu

Le Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda) qui s’est tenu à l’Office Riyadh El Feth, à Alger a continué, durant le weekend, à accueillir le rush de visiteurs venu découvrir le 9ème art et visiter les nombreuses boutiques exposantes de K-pop, qui drainent à elles seules un large public. Le gong de fin de cette manifestation sonnera ce lundi.

Devant l’accès au Fibda, la file humaine s’allongeait. On imposait aux visiteurs de porter la bavette avant de payer les frais d’entrée. La matinée déjà, un rush de jeunes et de moins jeunes avaient investi les lieux. Sur les stands de vente de bande dessinée, plusieurs lecteurs feuilletaient allègrement les publications proposées. D’autres, cherchaient une édition qui manquait à leur collection. Les échanges entre admirateurs de BD asiatiques et occidentales se confrontaient, chacun y allait de ses arguments. Amir, que nous croisons sur les lieux, estime avoir la chance de trouver des éditeurs algériens et étrangers de la BD. « Je suis là pour essayer de dénicher  certaines bandes dessinées. Avec la pandémie, nombreuses n’ont pas édité de suite à leur histoire », nous lancera le jeune homme. Quelques mètres plus loin, Norhane se cherche des T-shirts à l’effigie de ses idoles coréennes. « La Pop-culture est indissociable des BD. Pour une meilleure immersion dans l’histoire et me mettre dans le bain, j’aime m’entourer des choses qui la constituent. Les accoutrements en font partie », se confie-t-elle. Elle ajoutera que les prix sont particulièrement abordables, contrairement à ceux proposés en magasins. Il est également possible de trouver des pinces, des chaines et bijoux fantaisistes et même des costumes. « Je suis intéressée par la cape ‘Griffondor’ de l’école des sorciers. Celle même portée par Hermione Granger dans Harry Potter. Je poursuis ma visite pour voir tout ce qu’il y a d’exposé », a-t-elle ajouté.
À l’étage du dessus, l’exposition d’une fresque de trois tableaux sur le Coronavirus, intitulée « vivre en temps de Covid-19 », fait sensation. Elle a été réalisée par les étudiants de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger (ESBA). Amira et Saousen sont passionnées d’art. Elles scrutent les toiles sous tous les angles. « Elles sont magnifiques. Les détails des visages sont époustouflants. Et le masque vêtu par la dame du tableau lui donne un air inquiétant mais serein à la fois. C’est très touchant », nous lança l’une des dames. C’est un travail de haute performance, dira l’autre, je suis impatiente d’assister à une des expositions de l’artiste.
La 13e édition du Fibda a été ponctuée par l’organisation de conférences, d’ateliers de formation et de défilés Cosplay avec la participation d’une vingtaine d’artistes et de bédéistes algériens et étrangers (Japon, Etats-Unis, France et Côte d’Ivoire). Il fermera ses portes aujourd’hui après une participation record des visiteurs, venus de différents horizons.
Espace gaming et tournois
En collaboration avec le Fibda depuis 4 années consécutives, concrètement depuis 2017, l’espace de jeux vidéos retrouve également son public.
Selon Sabri Benbassit, responsable de l’espace gaming au Fibda et account manager de « The agency », en 2020, le festival n’a pas eu lieu à cause de la Covid-19. Cette année, se réjouit-il, il revient avec un espace jeux vidéos, de 200 mètres carrés, dédiés à la Pop-culture et aux jeux vidéos tout en restant étroitement lié à la thématique de la bande dessinée, à travers des jeux comme « Dragon Ball » et « League of Legends ».
L’espace de jeux est divisé en trois parties. « La première est réservée aux tournois sur ‘Dragon Ball fighter Z’, ‘Fifa 22’ en console et ‘League of Legends’ sur PC. Les tournois ont commencé jeudi et se sont poursuivis jusqu’à samedi », a-t-il précisé. Un espace ‘free play’ permet de jouer à plusieurs jeux, hors compétition, sur des consoles de PlayStation. Le dernier espace est consacré à la réalité augmentée (VR). Les visiteurs ont l’occasion de tester des jeux en immersion complète grâce à cette technologie performante qui prend de plus en plus de place sur le marché national. « L’espace VR est subventionné par IG association, afin de permettre aux gens de tester cette nouvelle technologie et pousser les jeunes à mieux connaître le domaine des jeux vidéos en Algérie », souligne Benbassite. En dehors des tournois, tous les espaces sont disponibles en libre accès à tout le monde.
Walid Souahi