18e Conférence des ministres arabes de l’Enseignement supérieur : Renforcer l’employabilité des étudiants

Le monde arabe devra conjuguer ses efforts et créer une synergie pour que les universités puissent faire face aux multiples défis de l’heure imposés par la mondialisation. Ce mardi, lors de la 18e Conférence des ministres arabes de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, organisée au Centre international des conférences, à Alger, l’appel a été lancé pour la création de cette alliance entre les universités arabes en vue de hisser le niveau de l’enseignement supérieur aux standards internationaux.

Il ressort comme recommandation principale de tracer une feuille de route commune de développement à l’horizon 2030 et d’œuvrer ensemble à concrétiser les objectifs du millénaire, notamment le quatrième qui prône l’enseignement efficace et équitable pour tous. Partant de l’impératif de revoir les systèmes de l’enseignement supérieur pour assurer son adaptabilité avec les besoins du marché du travail, les universités arabes devront se pencher sur les métiers du futur pour faire face à l’évolution rapide des profils de formation et des compétences au niveau du marché du travail. Autrement dit, anticiper sur les métiers de demain. Il ressort également que dans le domaine de la recherche scientifique, les universités arabes font face à un problème de massification des effectifs, donc au problème de l’employabilité. Ainsi, l’effort devra être consenti en matière d’amélioration de la qualité et de la pertinence des offres de formation de l’enseignement supérieur pour permettre aux étudiants de trouver un emploi, non pas seulement dans les pays arabes mais dans le monde.
En présence des représentants de la direction des technologies, de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alesco), de l’Unesco et de l’Isesco, le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné que «l’objectif que nous aspirons à atteindre dans le cadre de la concrétisation des objectifs de la stratégie arabe pour la recherche scientifique, technologique et l’innovation est essentiellement de permettre à nos systèmes de la recherche scientifique, du développent et de l’innovation, avant 2030, une transformation progressive en une société de la connaissance». Abdelbaki Benziane a ajouté que l’Algérie attend en  premier lieu de la coopération des Etats membres de l’Alesco «la contribution à la création d’environnements nationaux et régionaux d’innovation et une feuille de route pour le transfert de technologie entre les Etats membres».
Plus de contribution financière pour la recherche scientifique
Le président de la Conférence a exhorté les participants à «améliorer la communication en réseau entre les chercheurs arabes et leurs homologues des universitaires arabes à l’étranger, ce qui les incitera à transformer leur innovation en valeur ajoutée et en produits économiques, dans le cadre d’institutions spécialisées, dans le but d’intégrer toutes les énergies scientifiques et de connaissances disponibles dans le monde arabe et ses voisins dans le processus de développement auquel aspirent nos pays». L’Algérie travaille actuellement «à la cristallisation d’une vision de réforme profonde de son système national d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, une vision globale dans sa conception, participative dans sa démarche et progressive dans sa mise en œuvre», a-t-il dit, précisant que cette vision s’inscrit dans le cadre des réformes globales engagées par le président de la République. Saisissant cette opportunité, Benziane a lancé un appel aux responsables arabes à augmenter le seuil des crédits financiers alloués à la recherche, ainsi qu’à réfléchir à la mise en place de mécanismes de financement unifiés pour un certain nombre de projets communs qui favorisent l’excellence. Le directeur général de l’Alesco a fait savoir, «que la concurrence internationale dans le domaine en question impose «l’intensification des efforts dans l’optique d’améliorer les indicateurs de la qualité que ce soit sur le plan de l’encadrement, de l’enseignement et de la recherche».
Wassila Ould Hamouda