1e Journées nationales théâtrales de la Casbah : Leila Borsali chante et enchante

Pour fêter l’ouverture des 1ères journées théâtrales de la Casbah, le spectacle a débuté ce mardi sur la place Mohamed Touri avec des danses algéroises avant que le public ne soit invité à assister à un concert de Leila Borsali.

Les premières journées théâtrales nationales de la Casbah d’Alger s’est ouverte ce mardi après midi sur la place Mohamed Touri faisant face à la salle Mahieddine Bachtarzi ( TNA) par des danses exécutées par la troupe de l’établissement Arts et Culture. Les danseurs et danseuses en habits traditionnels algérois ont créé une bonne ambiance. Des femmes portant le Haïk algérois sont arrivées pour nous remettre au bon vieux temps avant que tout ce bon monde ne soit invité à entrer dans la grande salle Mustapha Kateb. Après une attente d’une demi-heure, l’orchestre de Leila Borsali composé de brillants musiciens notamment le joueur de Qanoun, de la violoniste qui avait le rôle de chef d’orchestre et la luthiste qui a décidé à cette occasion de jouer au banjo, ce qui est exceptionnel pour une femme.
Pour entrer dans le monde de la Casbah d’Alger, la tlemcenienne s’est fait invitée par Lalla Aouawech qui a accepté de répondre à toutes ses questions sur l’histoire de la Casbah et ses personnages d’autrefois. Après une belle entrée musicale avec des chansonnettes telles que Rachiq El Qed et Sameh Ya âin, Leila Borsali tout comme le public s’est mise à l’écoute de belles histoires notamment celle de Khdaoudj El âmia dont la légende raconte qu’elle fut victime de sa grande beauté. Lalla Aouawech habillée en algéroise d’autrefois racontera les trois versions de la mort de Khdaoudj El âmia pour éclaire son invitée de Tlemcen. Il faut dire que Leila Borsali veut, peut être, sans le savoir refaire l’histoire puisque la grande chanteuse Tetma est venue de Tlemcen pour devenir l’une des plus grandes chanteuses Hawzi d’Alger du siècle passé. Après d’autres chansons avec la belle voix de Borsali, Lalla Aaouawech racontera l’histoire de Mouni la Qabla ( sage femme) qui fut également dotée d’une grande beauté que même le Dey l’aurait demandé en mariage. Selon une légende, le refus de Mouni aurait poussé le Dey à ordonner son assassinat.
Ambiance de fête
L’invitée de la Casbah répondra par une légende semblable à travers une belle chanson Qelbi BelHob Sar Mebli écrite par Ben Triki. L’algéroise Lalla Awaouech prouvera elle aussi qu’elle a une belle voix en reprenant le Teqdem comme les femmes de la Casbah d’autrefois. Après de forts applaudissements, Leila Borsali reprendra de plus belle avec sa voix sublime des chansons de plus en plus rythmées qui ont failli faire danser l’ambassadeur de Turquie présent dans la salle. Après l’histoire de la Dar El Mâkra racontée par conteuse de la Casbah, Leila Borsali s’éclate de plus belle avec de beau finish rythmé notamment Wahed El Hozayel et Mili ou Zaêbli. Elle finira par El Qasbah Wehna Wledha de Chaou Abdelkader. Des hommes assez âgés n’ont pu se retenir pour se lever et danser dans la salle.
La fin du spectacle fut couverte d’applaudissements avant que l’invitée de la Casbah ne descende de la scène pour discuter avec son public et prendre des photos souvenir. Au programme des journées nationales du théâtre qui se tiennent du 22 au 31 Mars, il y aura des pièces des théâtres régionaux de Batna, Constantine, Tizi Ouzou, El Eulma et le Tna ainsi que le mouvement théâtral de Kolea. Il y aura également des conférences. Toutes les pièces seront présentées à la salle du TNA. Des spectacles de rue sont également prévus sur la place Mohamed Touri. Dommage, aucune troupe de la Casbah n’est au programme.
Bari Stambouli