Santé et innovations: L’approche concluante de l’IPA

L’Institut pasteur d’Algérie a pris part à la 2e édition du Salon international du laboratoire et de l’imagerie médicale (imlab) qui s’est tenue récemment à Alger et qui et qui a traité d’une variété de thématiques dont les nouvelles technologies de l’information et leur importance en santé publique.

Son directeur général, Fawzi Derrar, indique de prime abord que ce salon est d’une grande importance, car l’innovation vient par la confrontation des partenaires, clients, et acteurs de la santé. Et afin  de présenter des solutions et écouter les attentes des uns et des autres,  nous avons effectué «des démonstrations sur des outils que nous utilisons pour faire de la surveillance de certaines maladies, ainsi que des modélisations qui permettent aux décideurs d’avoir des données qui leur permettent de prendre les bonnes décisions par anticipation». Il cite le cas de la Covid 19 où ils utilisent des outils de système d’information géographique qui permettent  de localiser la dispersion et  la propagation des cas à l’échelle communale. Et même le cas de transmission des moustiques comme le moustique tigre, où ils expliquent comment ils procèdent dans leur surveillance depuis la source (les gites d’eau), jusqu’à informer le département sanitaire de wilaya pour qu’il réagisse en conséquence (avant que le moustique ne se dispersent). Pour sa part, Garni Rafik, biologiste et chercheur au département de médecine préventive de l’Institut pasteur et consultant à l’OMS, il fait savoir que ce type de moustique est apparu pour la première fois à Ain Turk (Oran) en 2016, et qu’aujourd’hui les informations fournies par le citoyen (utilisateurs de Facebook) sont d’une grande importance, car elles les aident à réaliser des cartographies, enquêtes et statistiques. Il souligne qu’en termes de lutte, les insecticides qu’ils choisissent doivent changer annuellement pour éviter que le moustique ne devienne résistant.

Nabiha Cheurfi

 

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