Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamal Baddari, a insisté, samedi, sur la nécessité d’adapter les recherches scientifiques aux enjeux et exigences économiques de la société algérienne.
Intervenant à l’ouverture d’une rencontre consacrée au lancement du troisième appel des programmes nationaux de recherche, organisée hier au ministère de l’Enseignement supérieur à Alger, à laquelle ont participé six ministres, Baddari a indiqué qu’un montant de 2 milliards de dinars sera alloué, pour la concrétisation des meilleurs projets développés par les chercheurs et les compétences nationales installées en Algérie ou à l’extérieur du pays. Ces projets de recherche, qui seront réalisés d’ici 3 ans, s’articuleront sur trois axes, à savoir la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la santé et le bien-être des citoyens.
Les recherches devraient répondre aux besoins socio-économiques exprimés par les différents secteurs. «Le chef de l’Etat accorde une grande importance à la recherche scientifique, dans le cadre du développement de l’économie et de la société», a rappelé le ministre. «Le but de ces initiatives est de transformer la recherche et l’innovation technologique en de véritables projets incarnés par les institutions économiques, qui contribueront à accélérer le développement, à créer de la richesse et des emplois.» Rappelant que cette initiative est le fruit de la conjugaison des efforts du secteur de l’enseignement supérieur avec différents opérateurs économiques, avec l’implication d’autres acteurs, Baddari a indiqué que l’Université est appelée à jouer un rôle pionnier en tant que locomotive de l’économie nationale, en encourageant les recherches scientifiques, qui sont au diapason des mutations économiques survenant dans le monde. Il a souligné que cet appel est le résultat du travail inlassable du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique avec différents acteurs, outre l’implication d’autres acteurs sociétaux.
Abondant dans le même sens, le directeur de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur, Mohamed Bouhicha, a confirmé que l’objectif des programmes nationaux de recherche est de répondre aux préoccupations exprimées, notamment par les opérateurs socio-économiques. «Ce qui va augmenter le taux de succès des candidatures de ces projets, qui était auparavant moins de 10%», a expliqué l’intervenant, en précisant que ces «recherches garantiront un impact socio-économique». «La période des soumissions est fixée jusqu’au début janvier 2024, suivie d’une période d’évaluation d’un mois, puis de recours, avant de procéder à l’opération de signature de contrats entre les opérateurs économiques et les responsables de projet.»
Les trois programmes sont gérés par deux agences thématiques de recherche, dont l’Agence thématique de recherche en sciences de la santé et de la vie (ATRSSV), située à Oran. La particularité de cette session est que toutes les recherches soient «appliquées sur le terrain», a affirmé Bouhicha, précisant que «contrairement aux initiatives précédentes dans lesquelles les chercheurs étaient chargés de concevoir la recherche et de la proposer ensuite aux secteurs concernés, cette fois, les projets de recherche ont été conçus selon les suggestions des partenaires économiques, afin d’en garantir l’efficacité et la possibilité d’être mis en œuvre».
Pour le futur, «les recherches seront sélectionnées dans les domaines de la cyber-sécurité et de l’informatique quantique», a fait savoir le DG de la recherche.
Samira Azzegag