Les services locaux techniques et les cellules de veille s’appliquent en cette conjoncture climatique instable à assurer une meilleure prévention des risques que peuvent entraîner les pluies torrentielles qui s’abattent de temps à autre sur certaines régions du pays.
Outre les éléments de la Protection civile qui multiplient les opérations d’intervention et de sensibilisation aux risques de la saison hivernale, notamment les intempéries, les intoxications au monoxyde de carbone et les dangers de circulation routière, les collectivités locales sont mobilisées sur le terrain, dans les zones à risque en particulier. Entre jeudi et vendredi derniers, les services de la Protection civile ont mené plus de 3.240 interventions et 2.477 du vendredi à samedi pour contenir plusieurs risques. Plus de 25 personnes intoxiquées au monoxyde de carbone ont été secourues, notamment dans les wilayas de Laghouat, Mascara, Constantine, Relizane, Sétif, Médéa et Guelma. Les vaillants sapeurs-pompiers ont prêté aussi assistance à des dizaines de citoyens et de familles affectés par les inondations, particulièrement dans les wilayas de Skikda, Constantine, Mila, Batna et Constantine, confrontées il y a quelques jours à d’intenses averses orageuses ayant entraîné des éboulements et des crues d’oueds.
En première ligne face aux différents points noirs constatés, les unités de la Protection civile locales ont rapidement réagi pour limiter les dégâts à travers le pompage d’eau et la sécurisation des passages affectés par les pluies. Quelques interventions sur le terrain se sont déroulées sous la supervision des directeurs de la Protection civile. Les premiers constats établis par les collectivités locales qui ont fait état de la dégradation de quelques réseaux d’eau, d’assainissement ainsi que la fermeture de quelques routes nationales et chemins de wilaya à la circulation, outre l’infiltration des eaux au niveau de quelques services publics, écoles et habitations qui ont été en large partie pris en charge.
Les effets climatiques se sont avérés plus visibles au nord et à l’est du pays, où près de 14 wilayas ont connu des précipitations torrentielles depuis jeudi passé. En réaction à ce changement climatique, les services locaux techniques ont vite procédé à la prise en charge des situations critiques et aux opérations de déblaiement des routes et des sites sinistrés une fois les orages passés, notamment dans les collectivités d’Oum El Bouaghi, Tipasa, Jijel, Guelma, Batna, Bejaïa et Souk Ahras.
Sur les lieux des sinistres, des walis accompagnés d’élus locaux et de responsables des services techniques ont réclamé plus d’efforts pour traiter tous les cas signalés et travailler en coordination, en vue d’assurer un retour rapide à la normale, outre le fait d’insister sur l’installation des cellules de veille et du suivi de la situation climatique. Une cellule de crise intersectorielle a été installée dans la daïra de Darguina pour prendre en charge les incidents survenus dans la localité de Bordj Mira, commune de Taskeriout, à Bejaïa.
Les P/APC à l’épreuve des inondations
De par leur niveau de proximité avec les zones d’habitations et leur connaissance de la cartographie des zones vulnérables, les communes sont restées mobilisées sur le front de la prévention en vue de contenir les effets des risques majeurs, notamment les inondations. En application des recommandations du ministère de l’Intérieur, les mesures préventives au niveau communal se font régulièrement en vue de préparer à d’éventuels scénarios d’inondations.
En vue de tester la capacité du dispositif de veille et son opérationnalité face aux risques climatiques, des communes ont pris l’initiative de déclencher les plans de secours Orsec, notamment à Constantine, Skikda, Tébessa, Jijel, Batna, Chlef et Oum El Bouaghi. La réactivation de ces plans de secours a été marquée par l’organisation de certains exercices de simulation en coordination avec les services de la Protection civile locaux pour examiner la réactivité de tous les modules d’intervention en cas de catastrophe.
Les communes se trouvent aussi confrontées à la gestion de quelques facteurs permettant une meilleure intervention face aux risques. La disponibilité des pompes de drainage d’eau est nécessaire à la prise en charge des sites, écoles et services publics pouvant prendre l’eau. Les P/APC sont aussi attendus sur le plan de l’organisation des mesures d’évacuation des citoyens en danger, du suivi des bulletins météorologiques contribuant à l’anticipation des mesures de mobilisation des équipes et du matériel sur les zones à risque.
Hanny T.