Volley-ball – Préparation du mondial 2025 hommes: La fédération a déposé son programme au MJS

Après 27 ans d’attente, l’équipe nationale masculine senior de volley-ball va prendre part en 2025 au championnat du monde, après sa dernière participation en 1998 au Japon avec une 20e place sur 24 équipes participantes.
Un retour dans le gotha mondial qui n’était possible sans la 2e place lors du dernier championnat d’Afrique qui s’est déroulé récemment en Egypte. Pour mettre le six national dans le meilleur contexte avant la compétition mondiale, la fédération a déposé son programme au niveau du ministère de la jeunesse et des sports pour avoir une aide, au vu du coût notamment des stages à l’étranger «Nous allons garder la même cadence de préparation avec un stage par mois en 2024 , puis deux regroupements par mois en 2025 et des stages à l’étranger. Outre le mondial, nous allons également préparer le championnat d’Afrique de 2025 durant lequel nous tenterons de conserver notre 2e position » a fait savoir le président de la FAVB Mohamed Heus. Concernant la destination à l’étranger, le responsable de l’instance fédérale a indiqué que la Pologne sera dans le programme ainsi que d’autres propositions. «Les déplacements en Pologne nous ont permis en quelques mois seulement d’améliorer progressivement le niveau de nos joueurs. Actuellement, nous voulons programmer un maximum de matches amicaux avec des nations, pas seulement avec des clubs. Une telle option va nous permettre d’améliorer notre ranking mondial en prévision des qualifications pour les jeux Olympiques de 2028. Nous devons aussi mettre d’emblée nos éléments dans le bain avec des matches de haut niveau. Quand on affronte des sélections huppées, le plus important est de faire progresser l’équipe sur tous les plans, dont lui donner plus d’homogénéité. Il faut savoir se situer bien avant d’entamer l’aventure mondiale.» Abordant le sujet de la composante de la sélection nationale, le temps est venu pour injecter du sang neuf. Plusieurs joueurs qui ont dépassé la trentaine doivent être remplacés. Sur ce point, M. Heus est conscient que le volley-ball national n’offre pas beaucoup de joueurs doués qui peuvent rejoindre la sélection nationale. «Nous avons débattu le sujet la semaine dernière lors d’une réunion avec l’entraineur national et son staff. Le constat est que l’équipe doit être renforcée dans certains postes. Comme première mesure, nous allons puiser de la sélection U19 avec la convocation de quelques éléments. Avec notre objectif de préparer une équipe nationale pour se qualifier aux jeux Olympiques de 2028, ces jeunes auront le temps de grandir sur le plan sportif et avoir toute la maturité nécessaire pour jouer les grandes compétitions » a-t-il fait savoir.
Le sponsoring doit être destiné aux clubs
Avec le cumul de problèmes financiers depuis l’arrêt des compétitions à titre préventif contre le coronavirus, les clubs de volley-ball n’arrivent toujours pas à s’extirper de la crise financière qui persiste depuis. Une situation désastreuse qui nécessite une prise de conscience des sponsors pour venir en aide des sports collectifs, pas seulement le volley-ball. «La fédération gère un petit budget avec la meilleure manière possible. L’équipe nationale est le reflet des clubs et du championnat. Si nous sommes arrivés à ce stade, ou les bons joueurs dans certains postes se font rares, cela est dû essentiellement aux caisses presque vides de plusieurs pensionnaires de l’élite. Je lance un appel aux autorités sportives pour donner des directives afin que les sponsors s’intéressent au volley-ball dans les clubs. La formation ne peut pas durer si une équipe n’a pas le strict minimum de commodités pour nous former des joueurs complets. Et, l’équipe nationale finit toujours par payer les conditions précaires dans lesquelles les clubs travaillent » a-t-il préconisé. La reprise du championnat dès le 24 du mois en cours risque d’ailleurs de connaitre quelques forfaits selon Heus. «Nous avons des échos que des équipes de l’élite souffrent financièrement. Et, un tel souci a empêché des clubs de reprendre les entrainements, vu l’incapacité des dirigeants à payer joueurs et entraineurs. Je trouve cela décevant et qui risque de perturber le lever de rideaux de la nouvelle saison. Nous espérons qu’il y ait une culture du sponsoring comme c’est le cas pour le football. D’ailleurs, un salaire d’un joueur de football de ligue 1 est la subvention annuelle d’une équipe de volley-ball » a-t-il conclu.
Adel K.