Au bout de 72 jours d’une agression sans commune mesure avec tout ce que le peuple palestinien a connu depuis 75 ans, rien ni personne ne semble en capacité de mettre un terme au génocide en cours dans la bande Ghaza.
Près de 19 000 martyrs, dont 75 % sont des femmes et des enfants, sont dénombrés. Une statistique hallucinante, actualisée chaque jour, mais qui ne semble pas interpeller plus que cela les pays influents seuls capables d’obliger l’entité sioniste à négocier un cessez le feu avec la résistance palestinienne. Même la résolution de l’Assemblée générale des nations unies adoptée par 153 Etats-membre n’a pas eu d’effet sur la folie meurtrière de l’entité sioniste qui a poursuivi vr dimanche son offensive militaire. Le Qatar qui avait négocié la première trêve humanitaire a confirmé samedi ses « efforts diplomatiques en cours pour renouveler la pause humanitaire ».
De son côté Hamas s’est cependant déclaré « contre toute négociation sur l’échange de prisonniers jusqu’à ce que l’agression contre notre peuple cesse complètement », dans un message sur Telegram. Pourtant pour les agences onusiennes et les ONG humanitaires , ce dont Ghaza a besoin c’est d’un cessez le feu durable et non pas d’une simple trêve humanitaire. Et pour cause, ces humanitaires qui sont sur le terrain et partagent le quotidien de la population ghazaouie, sont les mieux placés pour évaluer les besoins et le temps pour que les aides puissent entrer en toute sécurité dans l’enclave assiégée. Dans leurs compte- rendus, les responsables des agences de l’ONU n’ont eu de cesse de souligner la catastrophe humanitaire provoquée par les bombardements intensifs de l’armée sioniste et qui ont laissé une grande partie du territoire en ruines. L’Onu estime aussi que 1,9 million de Ghazaouis ont été déplacés depuis le début de l’agression. Pis encore, cette semaine, les Nations Unies ont prévenu que la faim et le désespoir poussant les habitants à s’emparer de l’aide humanitaire risquaient de conduire à un « effondrement de l’ordre civil ».
« Je ne serais pas surpris si des gens commençaient à mourir de faim, ou d’une combinaison de faim, de maladie et de faible immunité », a déclaré Philippe Lazzarini, directeur de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (OCHA), alors que les médias sionistes et ceux qui sont leurs relais en occident mènent des campagnes de diffamation qui ciblent les Palestiniens et ceux qui leur apportent de l’aide. Dès lors la question qui se pose est celle de savoir que faut-il de plus pour qu’enfin on apporte l’assistance aux palestiniens ? La réalité de la situation décrite par les humanitaires ne suffit –elle pas pour prendre conscience qu’il y a urgence à réagir. L’opinion publique internationale doit accentuer sa pression sur les gouvernements devant la paralysie du conseil de sécurité qui une nouvelle fois à failli à se montrer à la hauteur de ses responsabilités.
Selma Meziane