Une convention cadre portant formation d’agriculture et des cadres techniques des services agricoles de la wilaya de Tipasa en pisciculture a été signée dernièrement par la chambre locale d’agriculture et école de formation technique de la pêche et de l’aquaculture de Cherchell.
Les clauses de la convention d’une année renouvelable visent en effet l’intégration de la pisciculture dans l’agriculture. Un projet aux multiples bénéfices, selon les signataires de l’accord. « Dans le cadre de cette convention, nous consacrons des sessions de formation de trois à cinq jours chacune. Les séances portent sur les techniques et à tout ce qui se rapporte à l’intégration de la pisciculture dans les exploitations agricoles » explique Mustapha Ralem Ahmed, directeur de l’école de pêche de Cherchell. Outre les exploitants agricoles, des cadres des services agricoles de Tipasa suivront la formation. « Les cadres techniques en question, après avoir effectué, un stage dans notre établissement se chargerons de l’accompagnement des agriculteurs pour lancer l’activité de la pisciculture » prévoit le même interlocuteur.
Pour Choukri Benchaâbane, secrétaire général de la chambre d’agriculture à Tipasa, cette convention sera d’une importance avérée pour les exploitants agricole, que ce soit sur le plan économique ou celui inhérent à l’environnement. Selon lui, de très nombreuses exploitations agricoles sont dotées de bassins revêtus de géomembrane qui sont en mesure d’offrir toutes les conditions requises pour lancer l’activité de pisciculture. « Avec cette offre de formation et l’environnement propice pour l’intégration de la pisciculture dans les exploitations, l’agriculteur a tout à gagner » assure Choukri Benchaâbane.
Outre les déchets organiques sécrétés par les poissons élevés dans les bassins et qui représentent un fertilisant biologique qui réduira de facto l’usage de fertilisants chimiques, les agriculteurs pourront revendre le poisson élevé, ce qui représente une source additive de revenus pour l’exploitant. « D’une part, l’agriculture réduit la facture des fertilisants et de l’autre in renforce l’activité bio. Une équation positive, d’autant que la revente du poisson élevé aidera l’exploitant à diversifier ses activités » souligne le dernier interlocuteur.
Amirouche Lebbal