Nouveau code de l’information : L’équilibre entre la liberté du journaliste et sa responsabilité envers la société garanti

 Les participants à une journée d’étude, organisée samedi à Mila sur le nouveau code de l’information, ont affirmé que cette loi « garantit l’équilibre entre la liberté du journaliste et sa responsabilité envers la société ».

     Enseignant de droit au centre universitaire Abdelhafid-Boussouf, le Dr. Bouzid Chebaha a relevé, dans son intervention durant la rencontre tenue au siège de la wilaya, que la loi organique 23-14 du 27 aout 2023 relative à l’information contribue à « favoriser l’émergence d’une presse enracinée dans la réalité nationale, respectueuse des mœurs et règles de déontologie et à garantir la liberté du journaliste et ses devoirs envers la société ».

« La nouvelle loi assure un exercice d’un journalisme professionnel libre dans le cadre défini par la constitution et les lois en vigueur, outre la protection du journaliste contre toute forme de violence et atteinte durant l’exercice de sa profession et la facilitation de son accès à l’information », a ajouté l’intervenant estimant que cela traduit la volonté du législateur de promouvoir l’information et le respect des principes et chartes internationaux.

De son côté, Pr. Mourad Miloud de l’université de Batna-1 a considéré que le nouveau code de l’infirmation « régule la profession du journaliste et le fonctionnement des médias et définit celui qui exerce ce métier et la création d’entreprises médiatiques en écartant le monde des affaires de celui de l’information ».

     Cette loi vient aussi consolider l’arsenal juridique sur l’information à l’heure de l’information numérique favorisant la diffusion d’informations fausses et mensongères, a souligné le conférencier indiquant que la nouvelle loi « garantit la préservation de la sécurité nationale en faisant barrage à toutes tentatives d’influence virtuelle sur l’opinion publique pour la retourner contre l’Etat et ses institutions ».

Pour le directeur de la chaine électronique El Ikhbaria, Rachid Ould Bouciafa, les acquis apportés par cette nouvelle loi « changeront beaucoup de choses en Algérie » à travers « la définition des droits et obligations du journaliste et de la garantie du droit d’accès à l’information lui évitant les erreurs susceptibles de l’exposer aux poursuites d’une manière à promouvoir l’exercice de la presse ».

Dans son intervention à l’ouverture de la rencontre, le président de la cour de justice de Mila, Amara Djafi, a estimé que ce code satisfait aux revendications des journalistes en matière de liberté de presse exercée dans le respect des règles professionnelles et déontologiques. Il a également évoqué la création par cette loi de l’autorité de régulation de la presse électronique, d’une autorité indépendante de l’audiovisuel et la garantie du droit de propriété littéraire et artistique du journaliste.

     La rencontre initiée par les services de la wilaya en coordination avec la cour de justice de Mila a regroupé des journalistes, des juristes, des cadres de la wilaya et des acteurs de la société civile.

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