Dos au mur, l’équipe nationale de football doit gagner avec un score lourd son dernier match de coupe d’Afrique 2024 mardi face à la Mauritanie pour se qualifier au second tour.
Après un deuxième score de parité durant le tournoi (2-2) face au Burkina-Faso, les coéquipiers de Feghouli se sont mis dans une situation dans laquelle le faux pas est interdit. Pour l’ancien buteur de l’ES Sétif et joueur international Abderrazak Rahmani, la sélection nationale est retombée dans ses travers en matière de choix du onze rentrant, mais aussi sur le plan tactique. «Si nous nous sommes améliorés sur le plan physique, Il faut souligner les choix contestables du sélectionneur national. Avec l’incorporation de Amoura puis Ounas en seconde période, nous avons vu que les Verts avaient repris le dessus sur leurs rivaux. Avec les débordements et la rapidité dans le jeu, les deux attaquants ont donné du fil à retordre à la défense du Burkina-Faso. Hélas, j’estime que de tels éléments méritaient leur place de titulaire» a-t-il souligné. La gestion de l’effort des joueurs a été bonne dans l’ensemble selon Rahmani. «Mais, nous avons continué à orienter le jeu sur les côtés, dont majoritairement le côté gauche. Le joueur algérien a toujours été bon techniquement surtout avec les combinaisons de passes courtes à partir de l’axe. Avec la lourdeur des défenseurs du Burkina-Faso, nous aurions pu pris le dessus dans les duels en ayant varié notre style de jeu» a-t-il noté. Le joueur qui continue de décevoir n’est autre que Ryad Mahrez. Le capitaine de Verts connu pour son énorme potentiel, est encore loin de son niveau habituel.
«Mahrez arrivait en ayant le ballon à être faire sortir du bloc adverse au moins deux joueurs. Ce qui libérait des espaces dans l’axe Burkinabè. Hélas, nous n’avions pas sur le terrain un joueur qui aurait pu accomplir ce rôle. Feghouli à mon avis était plus dans la récupération que dans l’animation offensive. Il n’y a aucun mal si Mahrez soit ménagé durant le prochain match face à la Mauritanie. Il s’agira d’une rencontre à six points pour nos Verts. Non seulement la victoire est nécessaire, les trois points vont libérer psychologiquement les joueurs. Si on incorpore le duo Amoura et Ounas, j’estime qu’il y aura possibilité de sceller le match face à la Mauritanie en première période. Après, il faudra gérer l’aspect physique en seconde période» pense-t-il. Pour dépasser les moments difficiles que vivent les Verts, un travail psychologique doit se faire. «Quand nous avons des joueurs en doute, il faut savoir trouver les mots pour préparer des guerriers pour le match de demain. De ma part, je reste optimiste, car l’équipe ne manque que de quelques détails pour se qualifier aux quarts » a-t-il ajouté. A propos des erreurs arbitrales constatées lors du match face au Burkina-Faso, Rahmani a estimé que la VAR et l’arbitre ont privé l’équipe nationale d’un seul penalty valable.
«Bounedjah a été bel et bien fauché dans la surface de réparation. Il est clair que ce penalty aurait pu être le tournant du match, sachant que les Mandi and Co ont dominé la rencontre. En football, il faut sortir le grand jeu et réunir occasions et efficacité. Ce qui évitera à l’équipe d’être victime de décisions arbitrales injustes. Je suis avec la FAF par rapport au dépôt d’une plainte contre l’arbitre. Nous espérons que l’arbitrage sera correct mardi face à la Mauritanie, car il s’agira d’un match de vie ou de mort pour les poulains de Djamel Belmadi » a-t-il expliqué. Rahmani qui a sillonné l’Afrique en tant que joueur, n’a pas manqué de mettre en garde l’équipe nationale par rapport à la Mauritanie. «Avec zéro point, les Mauritaniens ne sont pas encore mathématiquement éliminés. Ils ont jusque-là pratiqué un football de qualité. Il ne faudra pas les prendre d’en haut » a-t-il insisté.
Adel K.