Après le semi-échec concédé face au Burkina-Faso (2-2) : Belmadi en quête de la bonne formule

Décidément, les Verts n’arrivent toujours pas à décoller dans cette CAN ivoirienne. Tenus en échec par l’Angola (1-1) lors de la rencontre inaugurale du groupe D, les coéquipiers de Youcef Belaili ont été de nouveau accrochés par le Burkina-Faso, samedi au stade de la Paix à Bouaké (2-2), au terme d’une rencontre à rebondissements.

Malgré une domination constante et d’une maîtrise des débats avec plus de 60% de possession de balle, les Algériens ont évité le pire dans cette rencontre grâce à une égalisation quasi inespérée, signée Baghdad Bounedjah, auteur d’un doublé, dans les ultimes instants du temps additionnel (90’+6),

Dos au mur après ce second semi échec, les capés de Djamel Belmadi qui pointent à la troisième place du classement de leur poule, derrière le Burkina Faso et l’Angola, savent désormais ce qu’il leur reste à faire ce mardi (21h algérienne), contre la Mauritanie, pour prolonger leur séjour en terre ivoirienne.

Ils sont condamnés à l’emporter s’ils veulent se qualifier pour les huitièmes de finale et éviter de revivre le cauchemar de 2022 au Cameroun, où ils furent sortis dès le premier tour.

Certes, les champions d’Afrique 2019 sont encore maîtres de leur destin avant ce rendez-vous décisif face aux Mourabitounes, mais ils doivent surtout faire preuve d’une grande concentration notamment en défense et éviter certaines erreurs persistantes. Il s’agit de cette tendance à se mettre en difficulté eux-mêmes. Que ce soit face à l’Angola ou contre le Burkina Faso, les défenseurs algériens ont fait preuve d’une naïveté criante en concédant des penalties facilement évitables. Après Nabil Bentaleb fautif sur le but égalisateur des PalancasNegras, samedi c’était au tour de Rayan Aït-Nouri de se rendre coupable d’une erreur fatidique en pleine surface de réparation. C’est dire que les hommes de Belmadi n’ont guère appris de leurs erreurs.

Le premier responsable de la barre technique et son staff sont appelés à corriger ces lacunes persistantes au plus vite et essayer de trouver la bonne formule afin de remobiliser les troupes, en vue du choc de ce mardi contre la Mauritanie s’ils souhaitent continuer à croire en une troisième consécration, dont la dernière avait été remportée en 2019 en Égypte.

«On a eu les situations pour mener 2 ou 3-0, chose qu’on n’a pas faite. On n’a pas été assez chirurgical, pas assez tueur. En seconde période, on a mal démarré. On a eu 15-20 minutes de temps faibles, c’est là où le Burkina Faso a repris de l’allant, l’envie d’aller marquer, on leur a donné cette possibilité. Le football est fait de temps forts et de temps faibles, donc lorsqu’il y a des temps forts il faut être tueur et quand on a des temps faibles il faut être solide. On a manqué de solidité, c’est un vrai gros point de travail, il faut revenir à ça», a reconnu Belmadi à l’issue de l’opposition face au Burkina Faso.

Mehdi F.

 

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