Justice : La rationalisation des dépenses publiques en débat

LA POLITIQUE PÉNALE et la rationalisation des dépenses publiques ont fait l’objet d’un débat, jeudi dernier, à la salle de conférence de la wilaya de Blida.
Ce rendez-vous régional, organisé par la cour de justice de Blida et auquel des représentants du ministère de la Justice, des magistrats, des représentants de la Haute-Autorité pour la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption, ont participé, avait pour objectif de faire la lumière sur le rôle de la politique pénale et la rationalisation des dépenses publiques dans la lutte contre la criminalité.
Cette rencontre avait également pour objectif de souligner les efforts déployés pour moderniser le secteur de la justice, en se basant notamment sur la numérisation. Le procureur général à la cour de Blida, Selon Abdelmadjid Djebbari, a rappelé que les lois de la République fonctionnent sur deux éléments essentiels, à savoir la protection des droits du justiciable et la protection de l’argent public et privé.
«La politique pénale a un lien étroit avec la rationalisation des dépenses publiques», a-t-il observé. Rappelant l’entrée en vigueur de plusieurs nouvelles lois à l’instar de celles protégeant les droits de l’enfance, de la pension alimentaire pour les femmes divorcées, de la liberté conditionnelle, ou des travaux d’intérêt général.
Concernant la rationalisation des dépenses, le responsable a rappelé les saisies, et le recouvrement des amendes. « Aujourd’hui, nous avons assaini le problème de saisie des engins au niveau des fourrières ou des saisies qui se font au niveau des tribunaux. Il y a ceux qui ont été récupérés par leurs propriétaires, d’autres qui ont été vendus aux enchères au profit du Trésor public », a-t-il précisé.
Le directeur des études au ministère de la Justice, Djamel Fellouci, a également abordé le volet de la rationalisation des dépenses et le recouvrement des amendes. « Il s’agit de trouver les moyens afin de récupérer l’argent public », a-t-il relevé, donnant l’exemple des travaux d’intérêt général dont sont redevables les personnes condamnées à une peine de moins d’une année. « C’est un moyen d’économiser les dépenses et d’humaniser les peines», a-t-il expliqué, appelant les juges à saisir les opportunités qui permettront d’éviter les dépenses inutiles. Pour ce qui est des recouvrements des amendes auprès des personnes condamnées, le même responsable révèle que ce ne sont plus les impôts qui recouvrent, mais une base de données permettra aux concernés, de s’acquitter de cette redevance auprès des services judiciaires.
M. Benkeddada