Lancement de la plateforme de l’Auto-entreprenariat : Des opportunités pour les jeunes

 C’est le 20 janvier que sera donné le coup de starter de la plateforme dédiée à l’inscription pour l’obtention de la carte d’auto-entrepreneur.

Toute  personne physique exerçant à titre individuel une activité lucrative figurant sur  la liste des activités éligibles au statut de l’auto-entrepreneur, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas  5 millions DA peut prétendre  investir ce créneau. Les règles et conditions relatives à l’exercice de l’activité de l’auto-entrepreneur ont été fixées par la loi  22-23 du 18 décembre 2022 portant statut de l’auto-entrepreneur. Il suffit  d’avoir  l’âge légal pour travailler, d’être de nationalité algérienne et d’être résident en Algérie ou, à  étranger résident pour  l’exercice d’une activité éligibles au statut de l’auto-entrepreneur.

Chapeautée  par l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur (ANAE), la plateforme propose une liste d’activités autour desquelles les futurs auto- entrepreneurs peuvent postuler.  Elles  concernent sept domaines – conseil, expertise et formation, services numériques et activités connexes, prestations à domicile, services à la personne, services de loisirs et récréation, services aux entreprises et   services culturels, de communication et d’audiovisuel. Sont exclues de la liste, les professions libérales (médecins ou avocat) et les professions et les activités réglementées (comptable agréé, expert-comptable) et artisanales (coiffure ou esthétique). Si l’on se réfère à l’exposé des  motifs de la loi encadrant cet aspect, les pouvoirs publics visent à, travers  le lancement du statut de l’auto-entrepreneur , « de réguler  les nouvelles activités économiques apparues à la faveur de l’émergence de l’économie de la connaissance et de la l’économie numérique  qui ne sont encadrées par aucun statut juridique  à l’instar des activités de développement web et mobile , web marqueteurs… ».

Il est question aussi  de développer l’esprit entrepreneurial  chez les jeunes et  leur permettre un accès facile au marché du travail. Le statut de l’auto-entrepreneur ouvre droit à de nombreux avantages, notamment l’exemption de l’obligation de disposer d’un local et de s’inscrire au registre du commerce, la possibilité d’ouvrir un compte bancaire, de bénéficier d’une  couverture sociale et d’un régime fiscal préférentiel. Il est  soumis au régime d’impôt forfaitaire unique (IFU) avec un taux de 0,5% du chiffre d’affaires, prévu dans la loi de finance 2024. Du coup,  ce nouveau statut permet de réduire le nombre de personnes  qui exercent dans l’informel.

Contacté à ce sujet, Marc Mauco, formateur d’entrepreneur, dans la wilaya d’Oran, a  estimé que cette démarche est louable. «C’est  une  très bonne initiative  des pouvoirs publics que    d’encourager l’auro-entreprenariat qui  permettra de pousser les gens à sortir de l’informel, et déclarer leurs chiffres d’affaires et activités  et de mettre un pied dans l’entreprenariat » a-t-il soutenu avant d’ajouter qu’il s’agit de permettre aux personnes à la recherche d’emploi de proposer leur service et valoriser leur compétence.  Selon lui, l’idéal est une orientation vers des secteurs où la demande est plus importante à l’instar du jardinage, de la comptabilité,  du secrétariat et de la livraison.  Pour sa part, l’expert en entrepreneuriat vert, Mourad Bergheul a  estimé que l’agence nationale de l’auto-entreprenariat doit proposer  des projets  en tenant compte des besoins du marché et accompagner les jeunes entrepreneurs en proposant des formations et une assistance technique  en relation avec la gestion de l’entreprise.

 Wassila Ould Hamouda 

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