Agression sioniste contre Ghaza : Effacement de repères patrimoniaux et sites historiques

Un état des lieux sur la réalité du patrimoine culturel palestinien sous le feu des bombardements de l’armée terroriste sioniste a été dressé, lundi dernier, à Alger, par l’universitaire en archéologie islamique, Messaoud Belghazi, insistant sur la nécessité de mettre en œuvre les moyens de protection des nombreux sites historiques et culturels, ainsi que les noyaux urbains originels subsistants encore.

Programmée dans le cadre de la Journée arabe du patrimoine, placée, pour l’année 2024, sous le slogan de la «Protection et la valorisation du patrimoine culturel de l’Etat de Palestine», la conférence a été accueillie au Musée national des antiquités et des arts islamiques, en présence d’universitaires et chercheurs en anthropologie historique.

Doctorant à l’Institut d’archéologie à l’Université d’Alger 2, Messaoud Belghazi a affirmé que l’occupant sioniste «a préconisé dans sa stratégie vaine de destruction et d’extermination de toute existence autochtone, des méthodes consistant en des opérations de pilonnages dites horizontales ou verticales, visant à atteindre la mémoire identitaire palestinienne par la destruction des villes, en effaçant leurs repères patrimoniaux et leurs sites historiques et culturels». «Consciente que l’héritage historique et culturel constitue un enjeu idéologique majeur dans tous les conflits, l’entité criminelle sioniste a, dès le mois d’octobre 2023, procédé à des raids qui ont, entre autres, ciblé des lieux de culte musulmans et chrétiens à Ghaza, au-delà des violations quasi-quotidiennes caractérisées, lâchement perpétrées contre la mosquée d’El Aqsa, durant le dernier trimestre de l’année 2023 et du mois de janvier 2024, ainsi que l’ensemble des lieux saints de la capitale El Qods», a-t-il ajouté. L’orateur a indiqué que le ministère palestinien du Tourisme et des

Antiquités a révélé que nombre de sites archéologiques importants, dont ceux de Haï Ez’zeytoun, la mosquée El Omari et le cimetière romain dans la ville de Djabaliya, à Ghaza, ont été également rasés par l’aviation criminelle sioniste. Le minaret de la mosquée El Omari (plus grand lieu de culte musulman à Ghaza, sise au quartier d’Ech’Chadjaïya), la mosquée Ibn Othmane et plusieurs sites archéologiques, à l’instar du Chemin du pèlerinage du sultan Abdelhamid et la Tour de Berkouk, sont entre autres les cibles de bombardements intenses de l’entité sioniste, ajoute le conférencier.

 

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