Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a lancé, mercredi, une session de formation en langue des signes au profit des pédagogues et enseignants des secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale de Ben Aknoun, à Alger.
Selon la ministre de la Solidarité nationale, Kaoutar Krikou, cette session, prévue à l’échelle nationale, vise à assurer une meilleure prise en charge des personnes à besoins spécifiques en vue de leur garantir une insertion sociale et économique. «Cette session vise à faciliter l’accès des personnes à besoins spécifiques au service public en simplifiant l’accès à cette langue dans les enseignements et les unités pédagogiques de la formation professionnelle et de l’apprentissage», indique-t-elle.
A ce titre, elle a mis l’accent sur la prise en charge de cette catégorie sociale afin de lui assurer une insertion dans le marché de l’emploi, d’autant plus que cette formation intervient à la veille du lancement de la session de la formation professionnelle de février 2024. Aussi, Krikou rappelle les dispositions de la Constitution (article 17) garantissant le droit à la scolarisation de tous les enfants, notamment ceux à besoins spécifiques.
A cette occasion, la ministre précise que son département se charge de la gestion d’un réseau d’établissements composé de 239 structures destinées à l’enseignement et à l’éducation spécialisés, en plus de 17 annexes et 1.304 classes spéciales pour l’éducation nationale accueillant plus de 2.000 enfants souffrant d’une invalidité.
Le staff encadrant dénombre plus de 15.000 formateurs, enseignants et éducateurs qui poursuivent, en permanence, des sessions de formation afin d’étoffer leurs connaissances. Dans le même ordre d’idées, la ministre a salué la décision du président de la République consistant en la création de l’Ecole supérieure des enseignants des sourds-muets à Beni Messous.
Pour sa part, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine Merabi, souligne que son département veille, conformément à la Constitution, à la mise en œuvre de la politique nationale de l’insertion professionnelle de toutes les catégories sociales à travers le droit à la formation. Pour ce faire, le ministère a mis en place des programmes de formation professionnelle adaptés aux différentes catégories, tout en leur accordant la priorité d’accéder aux formations et aux métiers disponibles.
De même que le ministère œuvre à la consolidation du réseau des établissements de la formation professionnelle réservés aux personnes à besoins spécifiques. Il cite 5 centres régionaux à Relizane, Laghouat, Skikda, Alger et Boumerdès. Il est prévu, en ce sens, la réalisation d’autres centres similaires dans les wilayas du Sud.
A. Mehdid