41e session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur : Merad insiste sur le traitement politique des crises

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Brahim Merad, a pris part, ce lundi, aux travaux de la 41e session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, tenue à Tunis en présence de délégations sécuritaires de haut niveau et de représentants de la Ligue arabe et d’Interpol, du Bureau antiterroriste des Nations Unies, de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Intervenant à cette occasion, Merad a insisté sur la promotion des efforts de règlement politique des crises pour protéger les droits des peuples arabes à une vie sûre et décente.  Revenant sur le contexte mondial et régional caractérisé par l’escalade des crises et des conflits menaçant le système de sécurité collective et sapant ses valeurs ancrées dans les chartes des Nations Unies et les normes internationales, Le ministre a indiqué que la région arabe souffre depuis plus de sept décennies d’un conflit chronique résultant de l’incapacité de la communauté internationale à rendre justice au peuple palestinien, mettre fin à l’occupation de ses territoires et à lui permettre d’exercer son droit légitime à établir son État indépendant avec Al-Qods Al-Charif comme capitale, a-t-il soutenu.

Dans le même sillage, il a rappelé que la situation tragique que vit aujourd’hui le peuple palestinien dans les territoires occupés, notamment dans la bande de Gaza, en raison de l’agression barbare qui lui est imposée, du génocide et des tentatives de déplacement visant son existence, est révélatrice de la crise dont souffre le système de sécurité collective suite, relève le ministre, à l’exacerbation de la politique de deux poids, deux mesures, dont la dernière manifestation était d’empêcher le Conseil de sécurité d’assumer sa responsabilité de protéger et de porter secours au peuple palestinien.

« Faire cesser la souffrance du peuple palestinien »

Saluant l’appui du Groupe arabe à l’effort entrepris par l’Algérie au sein du Conseil de sécurité, Merad a insisté sur la poursuite des efforts communs pour faire cesser la souffrance du peuple palestinien. Et d’estimer que la persistance des conflits et des foyers de tension dans de nombreuses régions arabes, amplifiés par les ingérences extérieures risque de menacer davantage la sécurité nationale arabe, d’où l’urgence, soutient le ministre, de donner la priorité aux solutions politiques sur les options militaires et sécuritaires, qui se sont révélées à de nombreuses reprises inefficaces et même extrêmement dangereuses, compte tenu de leurs répercussions néfastes qui demeurant encore visibles aujourd’hui, fait-il savoir.

Rappelant l’importante décision prise à l’issue du 31e sommet arabe tenu à Alger en novembre 2022, sur le maintien de la sécurité nationale arabe, axée en particulier sur la nécessité de renforcer l’action commune pour faire face à tous les défis et préserver la souveraineté et l’unité des pays arabes, le ministre dit que cet objectif passe par le renforcement des efforts de règlement politique des crises dans la région et les actions communes dans le domaine de la sécurité, du développement et de la coordination des politiques nationales en vue de faire face aux défis sécuritaires.

Merad s’est dit satisfait de l’activité intensive du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur pour renforcer la coopération arabe dans divers domaines, en particulier la lutte contre la criminalité organisée et le trafic de drogue.  En outre, il a souligné que le renforcement des capacités de nos pays dans ces domaines sensibles nécessite la formation des ressources humaines qualifiées et le soutien à la recherche pour s’adapter aux défis posés par l’émergence de nouvelles menaces liées à l’utilisation des technologies modernes.

« Sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie continue d’adopter une approche participative fondée sur la coopération, la coordination et la concertation avec les pays frères et amis face aux défis sécuritaires communs », a déclaré Merad en rappelant  que l’Algérie ne cesse d’intensifier sa coopération dans le domaine de sécurité avec les pays arabes frères et œuvre inlassablement au renforcement de la sécurité, de la stabilité et du développement dans son voisinage immédiat, notamment dans la région du Sahel, confrontée à de graves défis et menaces sécuritaires.

Protéger les intérêts des pays arabes et africains au conseil de sécurité

Aux dires du ministre, ces risques ont fragilisé la situation sécuritaire dans cette région, en la transformant en un foyer pour les groupes terroristes et les organisations criminelles transnationales, outre, dit-il, leurs effets sur la montée des vagues de déplacements et d’immigration clandestine, notamment celles résultant des répercussions du changement climatique sur la stabilité de la population et les efforts de développement.

En somme, le ministre a réitéré l’engagement de l’Algérie au cours de son mandat au Conseil de sécurité des Nations Unies à poursuivre son approche visant à coordonner les efforts et à unifier les positions pour protéger les intérêts des pays arabes et africains et défendre les causes justes.

Pour rappel, le ministre Brahim Merad a été reçu par son homologue tunisien, Kamel Feki, et le Secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, Mohamed Ben Ali Koman qui a salué les efforts importants déployés par l’Algérie pour maintenir la sécurité et la stabilité dans un environnement difficile ainsi que par le doyen de l’Université arabe Naïf des Sciences de la sécurité et de l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie. Il a aussi échangé avec ses homologues libyen, mauritanien, palestinien, irakien et yéménite, notamment sur les questions sécuritaires et de développement socioéconomique.

Hanny T.

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