En vue de s’assurer de l’application des mesures de soutien aux agriculteurs et de promotion des opportunités d’investissement agricole, les autorités locales poursuivent leur mission d’inspection au niveau des exploitations agricoles et les actions visant le rapprochement des services administratifs des professionnels pour accélérer la relance du secteur, notamment dans les collectivités du Sud, lesquelles se posent de plus en plus en territoires attractifs en matière agricole.
Accompagnés des élus locaux et des services agricoles, les walis de Touggourt, El M’Ghaier, El Ménia, Timimoun, Ouled Djellal et In Salah veillent au maintien d’une réponse publique effective à toutes les attentes des investisseurs. Outre leur action axée sur la finalisation des opérations d’assainissement du foncier agricole, ils évaluent régulièrement l’avancée des mesures d’électrification des exploitations, de leur irrigation et d’équipement en matériels nécessaires à l’amélioration de la productivité du secteur dans ces régions riches en potentialités agricoles.
Représentant près de 14,7% du PIB en Algérie, le secteur agricole bénéficie, aujourd’hui, d’une forte réactivité institutionnelle se traduisant par la relance des investissements, la régularisation des mesures de mise en valeur des terres agricoles, l’augmentation des périmètres cultivés, notamment les céréales, le raccordement de plus de 10.577 exploitations à l’électricité durant l’année en cours, la réactivation de l’Office de développement de l’agriculture saharienne.
Le président de la République avait souligné que les wilayas du Sud peuvent, à elles seules, contribuer à l’autosuffisance dans la filière des céréales, assurant que l’Etat se tient prêt à accompagner les investisseurs agricoles à travers un dispositif de financement incitatif. Les régions du Sud constituent aux yeux de plusieurs experts, une véritable solution pour relever le défi de la sécurité alimentaire du pays.
Les investissements dans l’agriculture saharienne présentent autant d’opportunités, tant sur le plan de la disponibilité des terres fertiles, des ressources hydriques, que de la diversité des produits comme le maïs, le soja, la betterave sucrière. Pour accompagner ce choix stratégique, près de 400.000 ha ont été attribués dans les wilayas du Sud au profit des investisseurs, notamment dans la promotion de la branche des céréales.
Promouvoir la chaîne de commercialisation
Saluant les dispositions prises par les pouvoirs publics pour redynamiser l’investissement agricole dans les collectivités du Sud, des élus insistent sur la promotion de la chaîne de commercialisation des produits agricoles, notamment pour satisfaire la demande locale et lutter contre toute forme de spéculation dans la région. Et d’appeler à renforcer les moyens de fixité des citoyens et des entrepreneurs dans ces régions isolées pour redynamiser l’activité agricole.
Dans le même sillage d’accompagnement des investisseurs, ils ont souligné la nécessité d’améliorer les mesures de coordination entre le secteur de l’agriculture et celui de l’hydraulique afin de réaliser des bassins d’eau et d’exploiter au mieux les eaux pluviales et souterraines à des fins d’irrigation agricole, notamment dans les périmètres en déficit hydrique.
Leurs attentes portent également sur le renforcement des marchés de gros et de proximité, la création des instituts de formation agricole et l’accélération des mesures de régularisation des dossiers liés aux contrats de concession, en exécution des directives du chef de l’Etat. Pour rappel, la promotion des investissements agricoles dans ces régions a fait récemment l’objet d’une réunion entre le département de l’Agriculture et le Conseil du renouveau économique algérien.
Hanny T.