« Tous les moyens matériels et humains sont mobilisés pour garantir le succès de la rentrée de la formation professionnelle session février 2024.» C’est ce qu’a affirmé, dimanche, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine Merabi. Il fait savoir que « 285.476 nouvelles places pédagogiques sont disponibles dans 424 différentes spécialités, particulièrement dans les domaines prioritaires pour l’économie du pays».
Donnant le coup d’envoi du lancement de la rentrée, à partir de l’Institut national spécialisé dans la formation professionnelle à Bordj El-Bahri à Alger, Merabi a, en effet, précisé que cette démarche a été adoptée, pour accompagner les projets de dimension stratégique lancés par le gouvernement, notamment dans les secteurs industriel, l’agricole et numérique. Et de préciser que parmi les 424 spécialisations programmées, 135 sont au profit des stagiaires titulaires d’un niveau de troisième année secondaire et 164 autres qualifiantes de courte durée.
Selon Merabi ces spécialités couvrent 23 branches professionnelles, dont la majorité vient en réponse aux attentes socio-économiques inscrites dans le programme du gouvernement, représentant, entre autres, 21,59% en industrie, 9,30% en numérisation, 11,05% en travaux publics. Les branches liées à l’électricité représentent 7,25%, tandis que celles liées à l’agriculture et aux industries alimentaires sont de l’ordre de 10,49% alors qu’à l’hôtellerie, la restauration, le tourisme et l’industrie traditionnelle comptent 14,95% des branches.
Le ministre a, par ailleurs, révélé que des spécialités certifiantes ont également été programmées pour la première fois. Il s’agit de la formation de technicien supérieur Systèmes et réseaux et technicien supérieur en cyber sécurité dans les établissements de la wilaya de Tipasa, outre la formation de technicien supérieur en distribution de matériels pharmaceutiques dans les établissements d’Alger. A cela s’ajoutent l’écriture de scénarios et l’anglais technique pour l’audiovisuel.
Merabi a affirmé, dans un autre volet, que les efforts se poursuivent toujours pour faire prendre en charge tous les bénéficiaires de l’allocation chômage, en prévoyant environ « 62.642 postes de formation.» Et de souligner que cette rentrée a été marquée par la réception de 15 établissements, dont quatre instituts nationaux spécialisés le et 11 centres de formation.
Dans ce cadre, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les relations entre la formation et l’enseignement professionnels et l’environnement économique, en intensifiant la conclusion de partenariat avec les différents acteurs, dans l’objectif de répondre aux besoins du marché du travail en main-d’œuvre qualifiée.
A ce propos, il a mis en avant la conclusion de « plus de 10.000 accords de partenariat, qui renforceront les opportunités d’offre de postes de formation professionnelle et d’emploi pour les stagiaires et apprentis».
Evoquant la digitalisation du secteur, Merabi a rappelé les efforts consentis dans ce domaine, ayant permis la numérisation de tous les établissements, et ce, « grâce aux plateformes développées par les cadres formés par le secteur, ainsi que les enseignants chevronnés ».
Samira Azzegag
Formation professionnelle : «Un projet de loi organique proposé»

Le ministre de la Formation professionnelle, Yassine Merabi, a affirmé, dimanche, en marge du lancement de la rentrée de la formation session février, que« le projet de loi organique relatif au secteur de la formation professionnelle avait été soumis aux services compétents, après son actualisation». S’exprimant à partir de l’Institut national spécialisé dans la formation professionnelle à Borj El-Bahri à Alger, Merabi a indiqué que le projet de loi organique relatif au secteur de la formation a été révisé et est désormais sur la table du département en charge de la fonction publique. Le texte a fait l’objet d’enrichissement et de propositions émanant de différents acteurs et partenaires sociaux», affirme le ministre.
S. A.
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