La Omra durant le Ramadhan : Hors de prix

 La demande sur la Omra durant ce mois sacré est des plus faibles, déplore le président de l’Organisation nationale du tourisme, Maher Houmour. Cela, explique-t-il, est dû à la cherté des prix de ce pèlerinage qui se sont envolés à l’occasion du mois de Ramadhan.

«Les prix oscillent entre 250.000 et 500.000 DA, alors que durant le mois de Chaâbane, ils étaient entre 150.000 et 170.000 DA. La demande sur la Omra  existe et est même importante, mais pas durant le mois de jeûne. Les pèlerins, d’une façon générale, ont préféré cette année effectuer le pèlerinage au mois de Chaâbane, ou optent pour le mois de Chaoual où les prix sont plus abordables», indique-t-il, en signalant que durant le mois de Ramadhan 2023, la demande était très importante. En termes de prix pourtant, fait-il remarquer, il n’y avait pas une grande différence avec ceux de cette année.

«Après le confinement dû à la pandémie de la Covid-19, les pèlerins étaient pressés de faire la Omra en dépit de sa cherté. Si les prix sont trop élevés, c’est parce que les billets d’avionsont très chers en cette période, de même que l’hébergement qui dépasse dans certains hôtels les 10.000 riyals saoudiens, soit plus de 350.000 DA», dit-il, soulignant que les prix des billets oscillent entre 150.000 et 170.000 DA. Pour ce qui est des prestations de service, il note une amélioration, bien qu’il regrette que la Omar et le Hadj ne soient pas totalement numérisés.

«Cela nous aurait facilité la tâche si l’ensemble des procédures étaient numérisées et non seulement une partie. Si la paperasse administrative, dont le carnet de santé, était numérisée au niveau des APC et des wilayas, cela aurait évité bien des tracas aux pèlerins, notamment les personnes âgées», assure-t-il, en appelant les start-up à investir dans les bracelets électroniques des pélerins, et ce, afin d’avoir accès aux informations les plus précises possibles sur eux et de les localiser plus facilement dans le cas où ils se perdent.

La quête d’une numérisation totale

Ainsi, révèle-t-il, les agences de voyages sauront exactement où sont leurs clients et interviendront rapidement en cas d’incident. «Il faut savoir que nos agences de voyages sont les seules dans le monde arabe à ne pas traiter avec leurs partenaires saoudiens ou les hôteliers par voie numérique. L’Arabie saoudite se montre, pourtant, très exigeante là-dessus. Des opérateurs nationaux continuent à payer cash leurs partenaires saoudiens et, parfois même, sollicitent des pèlerins pour le faire à leur place», confie-t-il, en révélant que l’offre sur la Omra est importante, proposée par plus de 4000 agences de voyage.

Pour revenir aux prestations de service, il fera savoir que ces dernières dépendent de quatre facteurs : Des compagnies aériennes, des hôteliers saoudiens, des agences de voyage et du comportement des pèlerins. «Il y a souvent des retards dans les vols, parfois de 05 heures, sans que les compagnies aériennes concernées n’informent les agences de voyage et les pèlerins. D’où la nécessite de mettre en place d’une plateforme numérique pour informer les opérateurs et les pèlerins en temps réel quand les vols accusent du retard», recommande-t-il. Il arrive aussi, poursuit-il, que des hébergeurs saoudiens, chez qui des agences de voyage aient effectué des réservations, favorisent d’autres clients et affichent complet.

« Dans ce cas-là, les opérateurs sont obligés de changer d’hôtels, qui sont parfois de moindre qualité que ceux annoncés dans le programme initial, provoquant ainsi involontairement le courroux des pèlerins. N’empêche que certaines agences affichent des programmes qui ne sont pas respectés sur le terrain sciemment. Dans ce cas-là, les pèlerins doivent porter plainte au niveau des directions de tourisme», soutient-il. Il signalera, par ailleurs, que des pèlerins optent pour des offres économiques et exigent, une fois sur les lieux saints, qu’ils soient pris en charge en VIP. «Ce qui n’est pas possible, car le VIP a son prix», fait-il observer.

Farida Belkhiri

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