L’Espagne s’engage officiellement devant la CIJ

L’Espagne s’engage officiellement devant la CIJ contre l’entité sioniste pour les crimes commis dans la bande de Ghaza.

Madrid a demandé, récemment, l’adhésion à l’affaire de «génocide» contre l’entité sioniste devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour les crimes commis à Ghaza, selon le ministère espagnol des Affaires étrangères dont le communiqué a été repris, samedi, par l’agence de presse palestinienne Wafa.

La diplomatie espagnole explique

La diplomatie espagnole a annoncé qu’elle était intervenue dans l’affaire «conformément à la Convention des Nations unies sur la prévention et la répression du génocide de 1948 et en invoquant l’article 63 du statut de la Cour», a encore rapporté Wafa.

L’objectif de la nouvelle action espagnole est de «contribuer au retour de la paix à Ghaza et au Moyen Orient, de mettre fin à la guerre et de promouvoir la solution à deux Etats» qui, selon ledit communiqué, était «la seule garantie de coexistence pacifique et sûre pour les Palestiniens et les sionistes».

Agression sioniste génocidaire

Le 7 octobre 2023, l’armée d’occupation sioniste a lancé une agression  génocidaire contre la bande palestinienne de Ghaza. Les pires atrocités y sont encore commises devant un étrange silence des alliés de l’entité sioniste qui prétendent défendre les droits humains.

Néanmoins, des voix libres se sont élevées et des procédures ont été entamées, devant différentes instances, sans que cela soit suffisant d’obliger l’entité sioniste à mettre fin à son offensive qui a fait  plus de 124.000 victimes palestiniennes, entre martyrs et blessés, pour la plupart des enfants et des femmes. L’agression a également causé la disparition de  plus de 10.000 Palestiniens dans un contexte de destruction massive. Par ailleurs, la famine a coûté la vie à des dizaines d’enfants notamment au nord de l’enclave assiégée.

L’Afrique du Sud, première à interpeler la CIJ

Dans le cadre des initiatives visant à mettre fin à la barbarie sioniste dans l’enclave palestinienne, l’Afrique du Sud a intenté, le 29 décembre 2023, des poursuites contre l’occupation devant la CIJ, invoquant son implication dans le «génocide» contre les citoyens de Ghaza.

Pretoria a soumis à la Cour un dossier de 84 pages, rassemblant des preuves du meurtre par l’entité sioniste de milliers de citoyens dans l’enclave et créant des conditions «propices à la destruction physique», ce qui constitue un crime de «génocide» contre eux.

La CIJ prend des mesures

En janvier 2024, la CIJ a demandé à l’entité sioniste de «faire tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir tout acte de génocide et permettre l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza».

De nouveau saisie par l’Afrique du Sud, la Cour a ordonné, le 24 mai, à l’entité sioniste de stopper «immédiatement» son agression militaire à Rafah, à l’extrême sud de l’enclave.

Plusieurs pays s’engagent dans la démarche devant la CIJ

Plusieurs pays se sont engagés dans cette démarche ou annoncé leur intention de se joindre à l’initiative sud-africaine.  Dans ce sillage, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a récemment expliqué que par cette décision, Madrid œuvre «à soutenir la Cour dans l’application de mesures conservatoires, en particulier en ce qui concerne la cessation des opérations militaires à Rafah pour que la paix revienne, la levée des obstacles à l’entrée de l’aide humanitaire et l’arrêt de la destruction des infrastructures civiles».

L’Espagne, ainsi que d’autres pays européens, ont  également reconnu l’État de Palestine pour relancer le processus de paix conformément à la légalité internationale.

Synthèse Samira C.

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