Le coup d’envoi des épreuves du BAC donné de Bordj Badji Mokhtar

Le coup d’envoi des épreuves du BAC pour la session 2024 a été donné dimanche par le ministre de l’Éducation nationale, Abdelhakim Belabed, depuis la wilaya de Bordj Badji Mokhtar.
Au centre d’examen « le nouveau CEM Bordj Badji Mokhtar », le ministre, accompagné du wali de Bordj Badji Mokhtar Mustapha Aghamir et des autorités locales et sécuritaires, a procédé à l’ouverture des plis contenant les sujets de l’épreuve de langue arabe.
Plus de 860.000 candidats passent leur BAC
Cette année, plus de 860.000 candidats à travers le pays aspirent à franchir une étape cruciale qui leur ouvrira les portes de l’université. Répartis sur 2.869 centres d’examen, 36,23% des candidats sont des candidats libres, tandis que 60% des candidats sont des filles.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de la wilaya de Bordj Badji Mokhtar, Belabed a déclaré que « toutes les conditions favorables permettant aux candidats de passer cet examen dans de bonnes conditions ont été mises en place au niveau de 2893 centres d’examen à l’échelle nationale ».
Toutes les conditions pour une organisation réussie
Belabed a ajouté que « les conditions climatiques de la wilaya de Bordj Badji Mokhtar, où les centres d’examen ont été équipés de tous les moyens nécessaires au bon déroulement des épreuves, notamment des climatiseurs » ont été prises en compte.
Concernant la nature des questions, le ministre a affirmé qu’elles étaient « de la compétence d’une équipe qualifiée de professeurs et d’inspecteurs compétents qui les ont rédigées et organisées sans erreurs », ajoutant que les membres de l’équipe chargée de préparer les questions étaient « totalement isolés du monde extérieur pendant plus de 43 jours au centre régional de l’Office national des examens et concours à Alger, et qu’ils sortiront le dernier jour des examens ». Il a ajouté que les questions élaborées étaient « au cœur des cours que les élèves ont suivis en présentiel dans leurs établissements tout au long de l’année scolaire ».
Triche : « La sensibilisation avant de recourir à la sanction »
D’autre part, en réponse à une question sur la triche à l’examen, Belabed a confirmé que « les procédures en vigueur à cet égard ont été suivies », en se concentrant, comme il l’a dit, sur « la sensibilisation avant de recourir à la sanction ».
Il a également précisé que « le travail se poursuit pour éliminer ces comportements inappropriés qui portent atteinte à l’intégrité de l’examen et perturbent nos enfants », soulignant que « des mesures légales seront prises et toute personne osant tricher sera poursuivie en justice ».
La filière Art a une extension dans l’enseignement supérieur
Belabed a souligné que cette année se distingue par l’organisation pour la première fois depuis l’indépendance de l’examen du baccalauréat dans la filière des arts, avec 146 candidats inscrits dans cette spécialité. Il a souligné que cette filière a « une extension dans l’enseignement supérieur et un objectif stratégique important visant à relancer l’industrie cinématographique, à promouvoir la culture et à cultiver les talents ». Par ailleurs, le nombre de candidats au lycée national des mathématiques « Mohamed Mokhbi » s’élève à 103.
En parlant de la réforme du baccalauréat, le ministre a estimé que ce dossier est « lié à une révision du programme d’enseignement secondaire », qui sera mis en œuvre, comme il l’a dit, selon « un calendrier bien défini ».
La réforme du système d’évaluation au primaire
Il a indiqué que la réforme du système d’évaluation a commencé au niveau de l’enseignement primaire par l’examen d’évaluation des acquis, affirmant que la réforme du Brevet d’enseignement moyen est un sujet « de travail pour des comités spécialisés, qualifiés et expérimentés ».
L’organisation de cet examen crucial repose sur des mesures rigoureuses. Le ministre Abdelhakim Belabed a assuré que les sujets d’examen sont conformes au programme scolaire, permettant ainsi à tous les élèves assidus de réussir. Il a souligné l’importance de la prudence et de la vigilance, en veillant à une organisation impeccable et en réunissant toutes les conditions nécessaires pour que les candidats passent leurs examens sereinement.
L’équité en vers tous les candidats
« Les candidats sont encouragés à prendre toutes les précautions nécessaires, notamment en termes de ponctualité. Les centres d’examen ouvriront leurs portes une heure et demie avant le début des épreuves, et aucun outil de communication ne sera toléré dans les salles d’examen, garantissant ainsi une équité totale pour tous les participants », a-t-il déclaré lors d’une déclaration à la presse.
Le ministre a indiqué que la réforme du baccalauréat, du brevet d’enseignement moyen ou de la fin du cycle de l’enseignement primaire, sont un système d’évaluation nationale. Ces réformes font partie du programme du président de la République visant à revoir le système d’évaluation scolaire et à l’adapter aux nouvelles exigences.
L’examen sur l’évaluation des acquis initié au primaire
Le ministre a ajouté que l’examen d’évaluation des acquis a été initié dès l’enseignement primaire, remplaçant ce qui était appelé le certificat de l’enseignement primaire par cet examen d’évaluation des acquis. Lors de la prochaine rentrée scolaire, cet examen sera affiné et couvrira les trois cycles de l’enseignement primaire : le premier cycle comprenant la première et la deuxième années, le deuxième cycle comprenant la troisième et la quatrième années, et le troisième cycle comprenant la cinquième année. Il a souligné l’importance de poursuivre les réformes du système de manière progressive et séquentielle.
Le ministre a également affirmé que les réformes du système se poursuivront et que la première cohorte ayant passé l’examen sera en deuxième année de l’enseignement moyen. Il a ajouté que grâce à cet examen et aux mesures qui ont suivi, une nette amélioration a été observée en première année du moyen, où le taux de redoublement était auparavant élevé.
Le coup d’envoi de l’épreuve d’éducation islamique de Mniaâ
Enfin de matinée, la délégation ministérielle s’est déplacée au quartier « Hai 340 logements ruraux » ou le ministre a mis la pierre angulaire pour un projet de réalisation d’un primaire de 3e catégorie. L’après-midi, le ministre s’est déplacé à Mniaâ pour le coup d’envoi de la seconde épreuve de l’éducation islamique au lycée Cheikh Mohamed Abdelkarim Mghili, au chef lieu de wilaya. Lors d’un point de presse, le ministre s’est félicité de la bonne organisation et les moyens dépêchés sur place pour le bon déroulement des épreuves.
La session du baccalauréat 2024 se distingue par son ampleur et ses initiatives inclusives, soulignant l’engagement de l’Algérie en faveur de l’éducation et de l’excellence. À la veille de cet événement décisif, l’atmosphère est empreinte d’anticipation, les candidats se préparant à franchir l’une des étapes les plus importantes de leur vie éducative, soutenus par l’encouragement de toute une nation.
Walid Souahi