Les africains appellent à la réforme du Conseil de sécurité

55 États africains appellent à la réforme du Conseil de sécurité, pour un monde plus juste. L’Afrique revient donc à la charge et ne compte pas lâcher prise.
Cette revendication qui remonte à des années et à maintes reprises exprimée est devenue désormais une inéluctable alternative face aux dérives et aux menaces pesantes sur la planète, mais aussi pour réparer l’injustice dont est victime le continent. Devenu au fil des conflits, des guerres et des génocides, le ventre mou de l’ONU, le Conseil de sécurité n’arrive plus pour ainsi dire à imposer le droit international, ni défendre les peuples opprimés.
L’impuissance des institutions internationale face à l’entité sioniste
Ce mécanisme, créé après la deuxième guerre mondiale, est en principe censé veiller sur la paix de la planète, statuer sur les conflits et éviter les guerres. Aujourd’hui, il n’en est rien : la Palestine et tant d’autres régions dans le monde sont devenues le cimetière où repose le droit international. La coopération et le dialogue ont cédé le pas face aux soutiens à géométrie variable des puissants du monde, les décisions de la Cour internationale de justice deviennent systématiquement caduques et inappliquées lorsqu’il s’agit de remettre à l’ordre l’entité sioniste génocidaire quitte à ce que les Ghazaouis soient exterminés.
Devant cette faillite, l’Afrique compte réagir et surtout agir pour que l’hégémonie et l’interventionnisme ne précipitent pas le monde vers un nouvel ordre gouverné par la loi des plus forts qui imposent déjà leurs désidératas. Il ne s’agit plus d’une revendication qu’on peut indéfiniment reportée, mais d’une démarche consensuelle, active et aux objectifs établis.
Réunion du C10 lundi à Alger
Aujourd’hui se tient à Alger, la 11e Réunion ministérielle du Comité des dix chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine (C10), dont le principal objet de son ordre du jour s’articule justement autour de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le fait que la rencontre soit accueillie par l’Algérie et l’adhésion franche des 55 Etats constituant l’Union Africaine à la démarche, sont d’emblée deux atouts majeurs pour que ce consensus aboutisse à un processus irréversible aspirant à un monde multipolaire équitable. L’Algérie par la voix de son président de la République et sa diplomatie a invariablement milité pour que notre continent dispose d’un siège permanent au sein du Conseil de sécurité.
Membre non permanent, l’Algérie agit en vecteur de la paix
Cet engagement pour que la réforme du conseil de sécurité prenne corps a été réitéré par le président Tebboune lors son discours devant la 78e session de l’assemblée générale de l’ONU. Cette démarche trouve pleinement son prolongement dans l’action diplomatique de notre pays, à plus forte raison depuis son plébiscite international au poste de membre non permanent au sein du Conseil de sécurité.
Un siège que l’Algérie occupe pleinement et agit en conséquence comme un vecteur pour la paix et pour la primauté du droit international, à travers notamment ses successifs projets de résolutions. L’Algérie qui n’orbite autour d’aucune puissance compte peser de tout son poids et œuvrer de concert avec les 54 autres pays africains afin que l’injustice cesse et que notre continent devienne la voix de la sagesse qui manque au Conseil de sécurité.
Amirouche Lebbal