L’EN U20 de handball termine avant-dernière au Mondial 2024

L’EN U20 de handball a terminé avant-dernière au Mondial 2024.
A Skopje en Macédoine du Nord, les protégées de Abdelkader Rayane se sont contentées d’une peu reluisante 31e et avant dernière position. Pour éviter la dernière place, les coéquipières de Berkani ont sué avant de vaincre sur le fil face au Mexique (24-23) lors de la série des jets à sept mètres, alors que les deux équipes n’ont su départager après l’heure de jeu. En huit matches, nos U20 ont vu que le hasard n’a pas de place dans le haut niveau.
Aucun match amical
Avec aucun match amical dans les jambes, les Vertes ont dû se préparer et faire ainsi leur apprentissage durant la compétition. Mais, elles ont payé très cher le manque de cohésion et de maitrise technique autant individuellement que collectivement. Au fil des matches, les erreurs récurrentes dont les pertes de balles faciles, le marcher, les mauvaises interceptions de balle ainsi que la lenteur dans le jeu ont fait que le sept national féminin essuie six revers sur sept rencontres jouées. D’ailleurs, l’équipe a encaissé en sept matches 222 buts, soit 31,71 buts en moyenne par match. Une moyenne qui aurait pu être plus grande, n’étaient les interventions des gardiennes de but de la sélection. Pourtant sans entraineur, elles avaient fait le nécessaire, et ce, en dépit d’avoir une défense passoire.
En attaque, le pourcentage de réussite a été bas avec 126 buts inscrits en sept matches joués, soit 18 réalisations par match. Des statistiques révélatrices du malaise qui gangrène cette tranche d’âge à l’image de notre petite balle. De leur côté, les joueuses livrées à elles mêmes pendant l’avant mondial, ont joué à fond chaque match. Diminuées sur tous les plans, notamment physique, elles ont fait leur devoir. Hélas, la détermination n’a pas suffi pour éviter d’être parmi les trois plus mauvaises équipes du mondial. Sur le plan africain, l’équipe nationale a eu le plus mauvais classement durant ce championnat du monde loin derrière respectivement la Tunisie (24e), la Guinée (23e), l’Angola (18e) et l’Egypte (13e).
Prendre en charge les jeunes catégories, une urgence
Après cette nouvelle expédition complètement ratée de notre sélection féminine U20, il est temps pour les responsables de notre sport en général, ceux de notre handball en particulier, d’assumer leurs responsabilités en matière de prise en charge des jeunes talents. Avec un staff inédit au mondial composé de seulement un entraineur principal, à savoir Abdelkader Rayane, les spécialistes en là matière ont tiré la sonnette d’alarme par rapport à cet aspect, qui aurait pu mettre en péril l’équipe au cas où le driver national aurait pu avoir des soucis de santé.
En matière d’encadrement des gardiennes de but, la présence d’un coach pour assurer le travail spécifique des portières aurait pu être très utile autant sur plan technique que psychologique. Le point essentiel à prendre dans l’avenir au sérieux est de permettre à nos joueuses de se frotter au haut niveau. Un stage de dix jours au centre de Ghermoul est insignifiant pour préparer un championnat du monde qui regroupe les meilleures formations des cinq continents. Pour ce qui est de la composante actuellement, l’idéal sera de préserver l’équipe au vu de l’esprit du collectif qui régnait au sein de la sélection depuis le premier match.
La patte existe
En dépit des imperfections générales, elles ont montré que la patte existe. Il faut juste que chaque joueuse puisse avoir une place en seniors au niveau des clubs. Ce qui leur donnera plus de confiance pour monter en puissance et avoir surtout un volume suffisant de compétition. Le prochain cycle olympique doit servir de nouveau départ pour le 2e sport populaire dans notre pays.
D’ici le championnat d’Afrique 2028 seniors filles, la direction technique nationale doit établir un programme bien défini pour que les actuelles U20 puissent être prêtes d’ici quatre ans pour amorcer la renaissance de la sélection fanion. Toute cette relance doit se faire avec un encadrement qualifié en prenant en considération tous les ingrédients pour bâtir une équipe conquérante. Le modèle égyptien est la parfaite illustration du travail planifié qui donnera toujours ses fruits.
Adel.K.