Participation record au TexStyle Expo

Participation record des entreprises nationales et étrangères à la 7e édition du TexStyle Expo.
Près de 200 entreprises, nationales et étrangères participent depuis lundi à la 7e édition du Salon international du textile, habillement, cuir et équipement TexStyle Expo, organisé au Palais des expositions des Pins maritimes, à Alger. Les organisateurs de cet événement qualifient le Salon comme étant la plus grande manifestation économique dédiée au secteur du textile en Algérie.
Plus de 60 exposants algériens
Cet évènement qui s’étalera sur 3 jours rassemble un nombre considérable d’entreprises, avec plus de 60 exposants algériens et 110 autres venant de pays étrangers comme la Chine, la Turquie, l’Egypte, l’Italie, le Bangladesh, l’Inde et la Tunisie. La Chine participe avec 60 entreprises, et la Turquie avec 40, deux pays qui entretiennent d’importants échanges commerciaux avec l’Algérie dans le domaine des textiles, tant en matière première qu’en moyens et technologies, alors que le salon connait la participation de 60 exposants algériens, dont 6 start-up.
« L’objectif principal de ce salon est de permettre aux acteurs économiques de nouer de nouveaux partenariats, dans le but d’accroître la compétitivité des entreprises algériennes et d’améliorer la qualité des produits nationaux. Cela leur permettra de faire face à la concurrence des produits importés et de soutenir le développement de l’économie algérienne en dehors du secteur des hydrocarbures », souligne le commissaire du Salon.
Projet de restructuration
La Fédération algérienne du textile, de l’habillement et du cuir (FATHC) a pris part à l’évènement à travers la participation de plusieurs fabricants membres de l’organisation. Son président, Tabbakh Belhadj a salué la tenue de ce genre de rencontres professionnelles qui « met la lumière sur les réalisations du secteur et offre, entre autres l’opportunité aux entreprises de promouvoir leurs produits, de développer leur réseau de partenariat et d’établir de nouveaux contacts commerciaux ».
Tebbakh rappelle, à cet effet, que la FAHTC participe actuellement à un projet de restructuration du Secteur du textile et cuir lancé par le ministère de l’Industrie, avec pour objectif d’aboutir à une nouvelle organisation des filières et de redynamiser l’ensemble de ses activités. Selon lui, des commissions spécifiques ont été mises en place représentant chaque filière. Pour le textile, elles couvrent les activités de filature, finition, conception, tricotage et tissage.
60 millions d’euros d’exportations pour Tayal
Concernant le cuir, elles englobent les activités liées à la tannerie, la maroquinerie, la collecte des peaux brutes et la collecte de la laine. « L’un des objectifs majeurs de cette restructuration est de renforcer la compétitivité de ce secteur sur les marchés national et international. Elle vise également à augmenter les capacités productives, afin de répondre à la demande intérieure, tout en favorisant les exportations vers des marchés porteurs à l’étranger », explique Tebbakh.
A propos des exportations, Tarik Ekerbiçer, PDG de la société algéro-turque « Tayal », nous a fait savoir à l’occasion de sa participation à ce Salon que le complexe textile de Relizane a pu exporter, l’année dernière l’équivalent de 60 millions d’euros en produits textiles fabriqués localement.
Projets de plantation du coton
La société, fruit d’une joint-venture algéro-turque exporte depuis quelques années en Europe, mais vise notamment les pays africains et arabes « compte tenu des grandes opportunités offertes par ces marchés et les avantages accordés dans le cadre des accords de libres échanges », explique le PDG.
Selon lui, le plus grand défi qui reste à relever concerne la matière première, notamment le coton, non disponible actuellement sur le marché national. Il espère, cependant que les quelques projets de plantation de coton dans certaines régions du pays se développent assez rapidement de façon à pouvoir approvisionner les opérateurs locaux en cette matière indispensable à leur activité et leur éviter le recours à l’importation.
Lyes Mechti