Les performances économiques de l’Algérie sont un modèle de réussite

Les performances économiques de l’Algérie sont un modèle de réussite, affirme le vice-président de la Banque mondiale (BM) en charge de la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA), Osmane Dione,
Dione félicite l’Algérie pour ses performances économiques qui lui ont permis un meilleur reclassement par la Banque mondiale, les qualifiant de « modèle de réussite » reconnu à l’international, a indiqué hier un communiqué du ministère des Finances.
Les performances de l’Algérie à partager dans la région MENA
Le Vice président de la BM s’exprimait lors d’une audience avec le ministre des Finances, Laaziz Faid, précise-t-on de même source ajoutant que « cette rencontre a constitué une occasion pour échanger sur les visions des deux parties en matière de développement économique, dans un contexte mondial caractérisé par des crises multiformes ».
Dans ce contexte, Dione a félicité l’Algérie pour « les performances enregistrées et reconnues par la communauté internationale de développement » et qui ont permis récemment un meilleur reclassement de la position de l’Algérie, en les qualifiant « comme modèle de réussite qui mérite d’être partagé avec les autres pays en Afrique et dans la région MENA ».
Une croissance du PNB de 27%
Dione a souligné à l’occasion « le potentiel dont dispose l’Algérie en tant qu’acteur important dans la région MENA grâce à sa stabilité géopolitique, sa dynamique économique, sa ressource humaine et sa jeunesse, sa position géographique, sa connectivité régionale, son potentiel en tant que hub logistique et son accès aux marchés européens, africains et arabes », selon le communiqué.
Pour rappel, l’Institution de Bretton Woods a annoncé, dimanche dernier, le reclassement de l’économie algérienne par la Banque mondiale (BM) dans la catégorie des pays à «Revenu Intermédiaire à la Tranche Supérieure». Cette promotion, ayant pris effet hier, traduit une amélioration significative de sa situation économique. Ce bond qualitatif s’appuie sur une progression du Revenu National Brut (RNB) par habitant. Cet indicateur clé est passé de 3.900 dollars à 4.960 dollars en l’espace d’une année fiscale, soit une croissance de 27%.
Vers une collaboration renforcée
Cette évolution positive est le fruit de plusieurs années d’efforts de l’Etat. En outre, le rebasage du PIB effectué, a révélé une sous-évaluation antérieure de l’économie algérienne. Ainsi une révision à la hausse moyenne de 13,3% é té constatée sur la période 2018-2022 ». La reclassification opérée par la Banque mondiale s’inscrit en fait dans un projet plus vaste de transformation économique. « Notre objectif est de dépasser la barre des 400 milliards de dollars de PIB d’ici 2027».
S’agissant des relations de coopération liant l’Algérie à la BM, Dione a fait part, hier, de sa « ferme volonté de donner un nouveau souffle à cette relation et de prendre acte des besoins exprimés par Faid en faveur d’une collaboration renforcée, notamment dans les domaines du partage des connaissances, du renforcement des capacités, et du soutien technique ». Il exprime, aussi, la disponibilité de son institution à élargir et approfondir ce partenariat avec l’Algérie, en mettant à profit son large éventail d’instruments d’appuis techniques et de conseils, tout en s’alignant sur les priorités nationales ».
Transfert de savoir au profit des cadres institutionnels algériens
Sur un autre plan, Dione a présenté un point de situation sur l’état d’avancement du processus engagé par la BM visant à assurer son évolution et son adaptation aux défis contemporains. Dans ce sens, il partage avec le ministre des Finances sa vision et son plan d’action pour appuyer les pays de la région MENA à l’effet de faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, a mentionné le communiqué.
De son côté, Faid a présenté au responsable de la BM « la trajectoire empruntée par l’Algérie pour un développement durable et inclusif, guidée par des objectifs réalistes inscrits dans le Plan d’action du Gouvernement et découlant des 54 engagements présidentiels ». Cette trajectoire, poursuit-il, a mené l’Algérie à engager un programme ambitieux de réformes structurelles dans des domaines clés, et à revoir certains textes fondamentaux de son arsenal juridique régissant l’environnement des affaires.
« Notre pays continue d’accorder une attention particulière au renforcement de la gouvernance économique, à la lutte contre la corruption et à la moralisation de la vie publique, en tant que prérequis garantissant la réussite de toute réforme et en vue de consolider les fondations d’une croissance économique solide et équitable », soutient-il.
Les efforts de l’Algérie pour atténuer les effets du changement climatiques
Le ministre a invité le vice-président de la BM à focaliser l’intervention de son institution en Algérie sur les actions de renforcement des capacités et du transfert de savoir au profit des cadres institutionnels algériens. Dans le sillage des défis mondiaux qui menacent la poursuite des efforts de développement, M. Faid n’omet pas de mettre l’accent sur le phénomène du changement climatique, lequel, a-t-il relevé, est devenu « une donnée structurelle que conjoncturelle, à intégrer désormais dans les politiques publiques », rappelant à ce titre les « efforts colossaux » déployés par l’Algérie à l’effet d’atténuer les conséquences de ce phénomène.
Durant sa visite en Algérie, Dione aura à rencontrer d’autres membres du gouvernement, ainsi que des représentants d’institutions nationales, selon le communiqué. Ces réunions ont pour objectif de « lui fournir une compréhension approfondie des besoins de développement de l’Algérie et des défis auxquels le pays est confronté, ce qui va permettre d’entrevoir des pistes de coopération future », souligne la même source.
Lyes M./ APS