Premier Festival national de poésie amazighe à Akbou

Le premier Festival national de poésie amazighe d’Akbou sera lancé le 2 juillet avec la participation de 130 poètes. 

Ce premier festival est organisé par l’Association Étoile culturelle d’Akbou, parrainé par le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) soutenu par des institutions étatiques dont APC d’Akbou, directions de la culture, de la jeunesse et des sports de la wilaya et un panel de sponsors locaux et nationaux.

Les femmes en force

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue, lundi dernier, au siège de la direction de la culture de la wilaya, le président de l’association organisatrice, Akli Tmazirt, est allé dans le détail des chiffres révélant notamment que les femmes sont présentes en force avec 40 poétesses. «55 d’entre eux sont des cinquantenaires, le plus âgé aligne 77 printemps et le plus jeune participant a bouclé ses 17 ans», a-t-il précisé. Les participants venus d’une vingtaine de wilaya (Aïn Defla, Alger, Batna, Biskra, Chlef, Boumerdès, Bejaïa, Tizi Ouzou, Bouira, Tamanrasset, Illizi, Guelma, El Bayadh, etc.) vont déclamer leurs vers dans dix variantes de la langue amazighe (kabyle, chaoui, Tamachaq, zenati, m’zabi, etc.), sur les 14 recensées sur le territoire national.

Le président de l’APC d’Akbou, Mouloud Salhi a relevé l’apport distinctif apporté par le parrainage du HCA non seulement pour donner un caractère national au festival entré dans la tradition culturelle de la ville et offrir une  opportunité aux poètes d’expression amazighe de gagner audience et notoriété. Salhi a aussi évoqué la contribution financière de quelques sponsors qui a permis de récolter deux millions de dinars, même si cette somme  reste encore symbolique.

Le HCA lance une première enquête sur le lectorat en langue amazighe

Pour sa part, Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA a soutenu que le parrainage de cet évènement a été motivé par la réputation bien établie du festival et sa pérennité. «L’accompagnement du HCA, loin de se limiter au discours, a consisté à prendre en charge l’aspect logistique et injecter de nouvelles idées, comme faire coïncider le festival avec la célébration de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse, relever la participation féminine et surtout y introduire de la rigueur en mettant en place un jury indépendant et surtout composé de compétences avérées», a-t-il expliqué.

La tenue du festival permettra aussi au HCA de lancer une première enquête sur le lectorat en langue amazighe. Par ailleurs, les lauréats de ces joutes poétiques seront récompensés par l’édition de leurs œuvres et leur  valorisation dans des ouvrages scolaires et pédagogiques, tout en leur permettant de participer au Salon international du livre et d’autres festivals, à des résidences d’écriture et de bénéficier d’une traduction. Le festival verra  la tenue de conférences et des hommages seront rendus aux poètes Boudjemaâ Rabah de Bejaïa et Bachir Belhadj d’El Bayadh. Le directeur de la culture de la wilaya de Bejaïa a émis la proposition de rendre hommage lors la clôture du festival au chanteur chaâbi récemment disparu, feu Mourad Zidiri.

Ouali M.

 

 

 

 

 

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