Le gouvernement s’investit pour une année scolaire réussie

Le gouvernement s’investit pour une année scolaire réussie. Il « a pris toutes les dispositions pour une année scolaire réussie», affirme ce dimanche le ministre de l’Éducation nationale, Abdelhakim Belaabed.

Intervenant lors de sa visite à l’école primaire Salah Aoudia sise à Ben Aknoun à Alger, où il  donne le coup d’envoi officiel de la rentrée scolaire 2024-2025, Belaabed met l’accent en effet sur les moyens mobilisés pour offrir aux élèves les conditions nécessaires.

La rentrée s’inscrit, explique le ministre, dans une dynamique de développement et de modernisation du système éducatif. Grâce à une meilleure planification, à l’ouverture de nouveaux établissements et à la réhabilitation des écoles affectées par les inondations dans le sud du pays, le ministère de l’Éducation nationale s’efforce de répondre aux défis qui s’imposent. «Tous ces efforts visent à offrir aux élèves un environnement favorable à leur épanouissement et à leur réussite scolaire», rassure Belaabed.

Réception de 600 nouveaux établissements

Pour garantir des conditions optimales, «les préparatifs pour cette rentrée ont commencé en novembre dernier, avec un objectif d’accueillir environ 12 millions d’élèves», fait savoir Belaabed. Il précise que «604 nouveaux établissements scolaires, allant des écoles primaires aux lycées, ouvrent leurs portes pour accueillir les élèves, dont le nombre a sensiblement augmenté».

Des réalisations  significatives, qui témoignent de l’investissement continu dans l’infrastructure éducative. À cela s’ajoute la mobilisation de 1.019.509 encadreurs, dont 611.727 enseignants, prêts à accompagner les jeunes dans leur parcours éducatif.

Perspectives d’emploi

Interrogé sur l’ouverture de nouveaux postes d’emploi et surtout le sort des contractuels, le représentant du gouvernement rappelle que la réception des nouveaux établissements ouvre des perspectives et permettront de créer des postes budgétaires. «604 nouvelles structures scolaires sont mises en service, comprenant 354 écoles primaires, 168 collèges et 88 lycées, ainsi que de nombreuses cantines et installations sportives».

Belaabed, révèle que 5.465 diplômés des écoles supérieures ont été recrutés, au titre de cette année scolaire 2024/2025. «Ces nouvelles recrues seront réparties dans diverses matières et cycles d’enseignement ». Il souligne que la priorité d’embauche est accordée aux diplômés des écoles supérieures, tandis que les postes restants sont attribués aux contractuels.

Enfin, la promulgation de statut particulier des travailleurs du secteur est attendue avant la fin de l’année, apportant des acquis significatifs pour les salariés. 

Généralisation de l’outil technologique

Dans le souci d’assurer l’égalité des chances et dans le cadre de la poursuite du processus des réformes, le ministre souligne que «5.000 établissements sur 20.000 sont désormais équipés de tablettes numériques, conformément aux directives du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune». Des travaux sont, poursuit le 1e responsable du secteur, «en cours pour équiper le reste des écoles».

Concernant les programmes scolaires, Belaabed  évoque  une future révision prévue en collaboration avec le Conseil National des Programmes (CNP) installé le 7 novembre 2021. Ce conseil, à titre de précision, est composé d’experts et de représentants d’institutions, comme le Haut Conseil islamique, le Haut Conseil à la langue arabe, le Haut-commissariat à l’amazighité et le Centre national d’études et de recherches sur le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954. Il pourra ainsi, à travers cette initiative, «introduire de nouvelles thématiques visant à préserver l’identité nationale tout en intégrant des matières artistiques et sportives dans le cursus scolaire», souligne le ministre.

Une évaluation didactique et numérisation des examens nationaux

L’une des priorités pour cette nouvelle année sera l’amélioration des acquis scolaires. Le ministre annonce, à cet effet, une évaluation systématique des compétences à chaque étape de l’école primaire, afin de déceler les lacunes et d’y remédier. Ce dispositif vise à renforcer la qualité de l’enseignement et à offrir un suivi didactique puis pédagogique plus précis.

S’agissant de la numérisation du secteur, Belaabed met l’accent sur la poursuite des réformes des examens nationaux, notamment la numérisation des procédures d’organisation de l’examen du baccalauréat. «Cet examen, d’une importance cruciale, doit être organisé de manière plus sécurisée» note-t-il, soulignant que ces réformes ont pour objectif d’améliorer l’efficacité et la sécurité des examens.

Il ne manque pas d’afficher sa satisfaction quant au succès qu’a connu, en outre l’enseignement de la langue anglaise au primaire. Il révèle que «des ajustements sont en cours pour les niveaux moyens et secondaires». Il rappelle que dans le cadre d’une réforme visant à alléger les programmes scolaires, deux matières  ont été supprimées, pour les 2 premières années du primaire. Il s’agit de l’éducation civique et des sciences. Quant à la durée des cours d’éducation physique, elle est augmentée à 2 heures, faut-il le rappeler.

80 millions de livres distribués à travers le pays

En réponse aux défis économiques auxquels sont confrontées de nombreuses familles, 40 % des élèves bénéficieront de la gratuité des manuels scolaires. Avec 80 millions de livres distribués à travers le pays, le ministère de l’Éducation nationale s’assure que chaque élève ait en main tous les outils nécessaires pour commencer l’année scolaire dans les meilleures conditions.

Régulation des écoles privées

Enfin, le ministre s’exprime sur la régulation des écoles privées, soulignant qu’elles sont soumises à des lois strictes concernant leurs pratiques commerciales. «Malgré leur vocation commerciale, ces écoles doivent maintenir un lien étroit avec le ministère pour garantir que les élèves bénéficient des mêmes droits et obligations que ceux des établissements publics», précise -t-il .

Avec une attention particulière portée à la qualité des infrastructures, au soutien des familles et à la modernisation de l’enseignement, la rentrée scolaire 2024-2025 marque une nouvelle étape dans le renforcement du secteur éducatif.

Samira Azzegag

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