Les syndicats satisfaits de la promulgation du statut particulier

Les syndicats satisfaits de la promulgation du statut particulier des travailleurs de l’Éducation nationale décidée par le Chef de l’État est affiché par leurs représentants.

Le président Tebboune a donné, dimanche, lors du Conseil des ministres, une instruction pour la concrétisation de son engagement relatif à la promulgation du statut particulier du secteur de l’éducation, avant la fin de l’année. Une instruction favorablement accueillie par les syndicats.

«Un statut décent pour une vie décente»

Le président du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE),Messaoud Boudiba, indique que le président de la République attache une «grande importance» au métier d’enseignant. Il indique que la révision du statut particulier du secteur est l’une des principales revendications des syndicats qui nécessite une réelle participation des partenaires sociaux.

Or, il fait observer que les syndicats n’ont pas encore été invités à participer à son élaboration. Il indique que son syndicat souhaite un statut qui répondra aux attentes des travailleurs, à commencer par l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle et l’augmentation des salaires. «Un statut décent pour une vie décente», a-t-il clamé.

La promulgation de ce texte en décembre sera une «excellente décision»

Pour sa part, le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), Sadek Dziri, salue aussi l’instruction du président de la République. Il estime que la promulgation de ce texte en décembre sera une «excellente décision», après une longue attente. Cependant, il dit ne pas comprendre «le retard » accusé dans la promulgation de ce statut très attendu par les travailleurs du secteur. Selon lui, le nouveau texte doit concerner tous les travailleurs du secteur sans exception.

Toutefois, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura, a estimé que le statut particulier des travailleurs de l’éducation «n’est pas une priorité absolue». Il rappelle que le ministre de l’Éducation nationale s’est engagé-octobre 2021 à le promulguer dans un délai qui ne dépassera pas 4 mois. Il explique que la tutelle n’y peut rien, car le problème «se situe au niveau de la Fonction publique». «On ne peut pas concevoir un statut particulier spécial dédié aux travailleurs de l’éducation sans les travailleurs des autres secteurs de la Fonction publique», fait-il remarquer.

Demande d’accélérer les travaux de la révision du régime indemnitaire

Le responsable rappelle encore que le président de la République avait instruit, en décembre dernier, le ministre de l’Éducation nationale de réviser le régime indemnitaire des travailleurs de l’éducation et «nous avons applaudi cette décision». Selon lui, seule la révision du régime indemnitaire, avec des augmentations conséquentes, permettra «l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs de l’éducation», souligne-t-il. «Nous demandons au ministère d’accélérer les travaux de la révision du régime indemnitaire en nous y associant. Le Président avait parlé d’un effet rétroactif, à compter de janvier 2024 et nous serons bientôt en janvier 2025», déclare-t-il.

Enfin, le coordinateur national du Syndicat national indépendant des enseignants du secondaire et technique (SNAPEST), Hamza Belhouane salue également l’instruction du président de la République. «C’est une preuve de l’intérêt sincère que le chef de l’État accorde au secteur et à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des travailleurs», relève-t-il. Toutefois, il regrette que la mouture finale du nouveau statut n’ait pas été communiquée. «Nous réclamons une copie du texte avant son élaboration, afin de pouvoir participer à son enrichissement», ajoute-t-il. Autre revendication: le SNAPEST met en avant la nécessité vitale pour les enseignants d’avoir leur propre statut séparément des autres corps du secteur.

Amokrane H.

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