Les organisations estudiantines saluent la décision du président Tebboune

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné l’augmentation de la bourse des étudiants, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.
M. Tebboune a demandé l’intégration de cette décision, dans le cadre du projet de loi de finances 2025 en phase de préparation par le gouvernement et les organisations estudiantines contactées par nos soins ont accueilli avec une grande satisfaction cette mesure destinée à répondre aux besoins pédagogiques de l’étudiant.
Permettre à l’étudiant d’assurer ses activités pédagogiques
Le secrétaire général de l’Union générale des étudiants algériens (Ugea), Nadjib Mebarki, affirme que cette revalorisation intervient dans le cadre des engagements pris par le Chef de l’Etat lors de sa campagne électorale et confirme son souci de maintenir le caractère social de l’Etat. Il explique que cette contribution que l’Etat offre à l’étudiant algérien a pour but principal de lui permettre d’assurer ses activités pédagogiques, en finançant une partie de ses dépenses universitaires.
Dans ce sillage, Mebarki rappelle que le président de la République a maintes fois relevé les manquements du système des œuvres universitaires dont les prestations sont en deçà des attentes malgré les budgets importants alloués à ce Secteur. D’où l’orientation du chef de l’Etat vers le soutien direct de l’étudiant, lequel va se traduire à travers cette revalorisation graduelle de la bourse universitaire.
Une revalorisation graduelle de la bourse
Le SG de l’Ugea précise également que cette décision présidentielle répond aux revendications des étudiants ayant réclamé avec insistance la révision de cette bourse, le 19 mai dernier, lors de la visite du président Tebboune au pôle technologique de Sidi Abdallah. Il estime que le montant de cette bourse est faible par rapport aux dépenses réelles de l’étudiant lors de son cursus universitaire.
Quant au seuil proposé par les organisations estudiantines, Mebarki explique que son organisation a toujours plaidé pour une revalorisation graduelle jusqu’à atteindre une somme de 10.000 DA par mois. Amel Bounaadja, secrétaire général du Conglomérat des étudiants algériens libres (Ceal), a affiché, elle aussi, sa grande satisfaction quant à la décision du chef de l’Etat de revoir à la hausse la bourse de l’étudiant.
Appel à privatiser les œuvres universitaires
En tant qu’organisation estudiantine ayant participé à la campagne électorale de l’élection présidentielle du 7 septembre dernier, elle fera savoir qu’elle a revendiqué cette revalorisation et que le chef de l’Etat a vite répondu à l’appel de la famille estudiantine. Bounaadja fera remarquer que l’étudiant ayant des besoins importants durant son cycle d’enseignement et que souvent en raison du manque de moyens de nombreux étudiants renoncent à leurs études supérieures.
La SG de la Cela a saisi l’occasion pour demander au président de la République de privatiser les œuvres universitaires, soulignant que l’étudiant est prêt à mettre la main à la poche, à condition que les œuvres universitaires soient à la hauteur de ses attentes.
Mutations universelles
Secrétaire général de l’Organisation nationale des étudiants libres (Onel), Riadh Boukhabla, abonde dans le même sens, soutenant que cette augmentation de la bourse par lechef de l’Etat intervient à point nommé au profit des étudiants dont les besoins ont changé en fonction des mutations universelles. Il précise que le président de la République a décidé, durant son premier mandat, de porter la bourse universitaire de 1.350 dinars à 2.000 dinars par mois, pour la faire passer à 6.000 dinars tous les trois mois, ajoutant que 5 milliards de dinars ont été alloués pour cette subvention.
Cette fois-ci, poursuit-il, il ordonne une autre augmentation pour répondre positivement à cette revendication principale des étudiants. Selon lui, cette augmentation s’inscrit dans le cadre des réformes pédagogiques et logistiques initiées par le président de la République qui incluent la révision du statut social et éducatif des étudiants.
Aya Malak