Réunion du Conseil des ministres de l’OPAEP
Les évolutions mondiales dans le secteur du pétrole et du gaz au menu

Mohamed Arkab prendra part, ce dimanche au Koweït, à la 113e réunion du Conseil des ministres de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP).
Au menu de cette réunion : «l’adoption de la décision ministérielle relative au projet de restructuration et de développement des activités de l’organisation et l’approbation du budget de l’organisation pour l’exercice 2025», a indiqué samedi un communiqué du ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables.
Encourager l’innovation et la recherche
Autres points à l’ordre du jour, «l’examen des rapports élaborés par le Secrétariat général de l’organisation sur les évolutions mondiales dans le secteur du pétrole et du gaz et l’examen des projets lancés par l’organisation, en particulier ceux liés au renforcement des systèmes d’information et aux programmes de formation».
Pas seulement, les participants discuteront aussi d’initiatives telles que la promotion de l’économie circulaire du carbone et examineront le rapport du Secrétaire général sur les activités de l’organisation en 2024, ainsi que la décision d’augmentation de la valeur du prix de la recherche scientifique pour encourager l’innovation et la recherche dans le domaine de l’énergie et du pétrole».
56,4 % des ressources pétrolières disponibles sur la planète
La réunion sera, en outre, « l’occasion de renforcer la coopération régionale arabe dans le secteur de l’énergie et du pétrole et de suivre les évolutions mondiales dans ce domaine vital », souligne le communiqué. L’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole a été créée en tant qu’organisation arabe régionale à caractère international en vertu d’un accord signé à Beyrouth, le 9 janvier 1968, en vue de renforcer la coopération entre les Etats membres dans différentes activités économiques liées à l’industrie pétrolière.
L’OPAEP représenterait 56,4 % des ressources pétrolières disponibles de la planète. En termes de production cela correspond à 29,84 % de la production mondiale, soit 21,629 millions de barils par jour. Selon des experts, elle devrait atteindre 36,5% d’ici 2045. C’est dire toute l’importance de cette organisation dans la production mondiale de pétrole et son poids dans l’Opep et l’Opep+ qui agissent en régulateur du marché mondial dont la demande est croissante en 2025 selon les prévisions de l’Opep dans son dernier rapport publié il y a un mois. L’organisation prévoit une consommation mondiale de 105,57 millions de barils par jour.
La demande mondiale de gaz naturel devrait augmenter de 34 à 36 % d’ici 2050
La semaine dernière, l’Algérie a pris part, à Téhéran aux travaux de la 26ème réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), où elle a réaffirmé son engagement total pour la concrétisation des objectifs du Forum ainsi que son attachement à défendre la souveraineté des Etats membres sur leurs ressources naturelles et à promouvoir le développement durable, indiquait un communiqué du ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables. La demande mondiale de gaz naturel devrait augmenter de 34 à 36 % d’ici 2050. Ce qui confirme le rôle central de cette énergie dans la satisfaction des besoins énergétiques croissants au niveau mondial.
Le GECF compte 12 membres principaux, à savoir l’Iran, la Russie, le Qatar, l’Algérie, la Bolivie, la Guinée équatoriale, la Libye, le Nigeria, Trinité-et-Tobago, les Emirats arabes unis, le Venezuela et l’Egypte, ainsi que 8 membres observateurs : l’Angola, l’Irak, l’Azerbaïdjan, la Malaisie, la Mauritanie, le Mozambique, le Pérou et le Sénégal. Les pays membres détiennent 70% des réserves mondiales de gaz, et assurent 40% de la production, 47% des exportations via gazoducs et 51% des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), rappelle le communiqué du ministère.
Saïd Rabia/APS