Cat-Nat, une assurance à promouvoir

L’assurance contre les catastrophes naturelles est «un outil essentiel», selon le président d’Algerian Insurance Cluster, Yahia Zane.
Yahia Zane a indiqué que l’Algérie a adopté une assurance Cat Nat depuis le tremblement de terre de Boumerdès en 2003, expliquant que celle-ci est un «outil crucial» pour gérer les risques de catastrophes naturelles et atténuer leurs impacts sur les individus et les entreprises.
Renforcer la résilience du pays
Yahia Zane a relevé que le taux de pénétration de l’assurance Cat-Nat a connu une «croissance» au fil des années, avec un «focus sur la protection» des biens immobiliers et des activités commerciales et industrielles. Il estime essentielle la mise en place d’une stratégie de communication intense des structures de l’Union algérienne des assureurs et réassurances et le Conseil national des assurances et l’ensemble des 13 sociétés d’assurances. Il plaide pour la création d’une police d’assurance et la pratique des sanctions pécuniaires pour les non-souscripteurs de l’obligation de l’assurance Cat-Nat.
«L’Algérie a fait des progrès significatifs dans la gestion des risques de catastrophes, mais des efforts continus sont nécessaires pour renforcer la résilience du pays. L’engagement de tous les acteurs, des citoyens aux institutions, est essentiel pour bâtir un avenir plus résilient face aux défis croissants des catastrophes naturelles», a précisé le président d’Algerian Insurance Cluster.
255 millions de dollars par an pour faire face aux inondations, tremblements de terre et incendies de forêt
Conséquences du changement climatique, la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles augmentent, mettant en péril les populations et à rude épreuve l’économie. Le gouvernement a «dépensé en moyenne 255 millions de dollars par an pour faire face aux inondations, tremblements de terre et incendies de forêt, dont 70% pour les inondations», Selon Yahia Zane. Les pertes liées aux catastrophes pourraient atteindre près de 0,7% du produit intérieur brut (PIB) par an, presque le double de la moyenne historique.
Pour renforcer la résilience de l’Algérie face aux risques de catastrophes naturelles, des actions ont été entreprises. Il s’agit notamment de l’adoption d’un code de construction parasismique, de l’élaboration de plans de gestion et de réduction des catastrophes, de la mise en œuvre du projet de gestion de risque de catastrophe (GRC) en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans neuf wilayas, et la mise en place de l’assurance contre les catastrophes.
Renforcer la coordination interinstitutionnelle
Il y a lieu d’ajouter le renforcement de la préparation des campagnes de sensibilisation du public et l’adoption d’une nouvelle loi sur la gestion des catastrophes, l’évaluation des risques sectoriels ainsi que l’intégration de la GRC dans le schéma national d’aménagement du territoire.
Dans ce sillage, Yahia Ziane a mis en avant l’importance de la coordination, rappelant, dans ce sens, la création en 2012 de la Délégation nationale aux risques majeurs (DNRM) qui assure la coordination entre les différents secteurs. Il a préconisé le renforcement de la coordination interinstitutionnelle, le partage d’informations et la promotion de l’assurance contre les catastrophes naturelles.
Amokrane H.