Des primes attractives et perspectives prometteuses pour les professionnels de la santé

Le gouvernement a officiellement entériné une refonte des statuts et des régimes indemnitaires des professionnels de la santé.
Ces mesures, publiées au Journal officiel introduisent dix nouveaux textes réglementaires, redéfinissant les carrières et les droits des professionnels de la santé.
Un statut juridique spécifique pour les enseignants en santé publique
Les réformes restructurent les catégories professionnelles et les grilles salariales, tout en créant des postes et des primes spécifiques. Parmi les mesures phares, l’introduction d’un statut juridique spécifique pour les enseignants en santé publique. La fonction de médecin référent pour les généralistes a été créée, et une nouvelle catégorie de praticien médical spécialisé a été mise en place. Ces évolutions permettent également de revoir les barèmes de promotion dans les autres corps du secteur, avec des augmentations salariales substantielles pour l’ensemble des agents de santé.
En outre, les agents bénéficient d’un droit à la promotion honorifique, particulièrement en période de crise ou lors d’événements exceptionnels qui exigent une mobilisation accrue des équipes médicales. Les enseignants en santé publique, par exemple, ont vu la création de cinq primes et indemnités dédiées à récompenser leur engagement et leurs qualifications.
Une indemnité de qualification
Parmi ces primes, on note une prime d’amélioration des performances, calculée sur une base mensuelle avec un taux variant entre 0% et 40% du salaire de base, versée trimestriellement. L’attribution de cette prime repose sur une évaluation précise des performances, dont les critères sont définis par un arrêté ministériel.
De plus, ces professionnels bénéficient d’une indemnité de qualification qui s’élève à 55% du salaire de base et qui est versée chaque mois. Ils profitent également d’une indemnité d’expérience pédagogique calculée à hauteur de 4% du salaire de base pour chaque échelon. Par ailleurs, une indemnité de documentation pédagogique a été mise en place, attribuée mensuellement à un montant forfaitaire de 3.000 DA. Enfin, une prime de soutien aux activités pédagogiques est allouée mensuellement à hauteur de 50% du salaire de base. Ces indemnités et primes sont toutes soumises aux cotisations sociales et de retraite.
La prime d’amélioration des performances peut atteindre 35% du salaire de base
Les réformes ne se limitent pas aux enseignants, elles s’étendent également aux praticiens médicaux spécialisés et généralistes. Ces derniers ont désormais droit à une nouvelle fonction de médecin référent qui offre des perspectives de carrière accrues et une prime spécifique de 25% du salaire de base, versée chaque mois. Pour les médecins spécialistes, une nouvelle catégorie de praticiens spécialisés hors de la catégorie de spécialité a été introduite, permettant une révision de leurs statuts et un accès à des primes d’obligation de soins spécialisés, variant de 40% à 55% du salaire de base mensuel. Revalorisation et perspectives
Les réformes touchent également d’autres corps professionnels du secteur, comme les inspecteurs en santé publique, les infirmiers et les sages-femmes. Ces derniers bénéficient de révisions de leurs statuts, d’une amélioration des taux de promotion et de primes incitatives, telles que la prime d’amélioration des performances, pouvant atteindre 35% du salaire de base.
Samira Azzegag