Bendjama appelle en urgence à l’aide des enfants de Ghaza

Bendjama appelle en urgence à l’aide des enfants de Ghaza par la communauté internationale lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’ambassadeur de l’Algérie auprès de l’ONU, Amar Bendjama, a appelé jeudi la communauté internationale à «agir de toute urgence pour aider les enfants de Ghaza à panser leurs blessures».
«Il est temps de se relever et nous devons agir de toute urgence pour sauver des vies et aider les enfants à panser leurs blessures», a-t-il plaidé lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, présidée par l’Algérie.
Pour un avenir meilleur avenir aux enfants ghazaouis
Lors de cette réunion consacrée à la situation des enfants ghazaouis après plus de 15 mois d’agression sioniste génocidaire, et tenue à la demande de l’Algérie et de la Russie, l’ambassadeur Amar Bendjama a exhorté également la communauté internationale à «unir ses efforts pour un meilleur avenir» pour les enfants de l’enclave assiégée depuis 17 ans.
Pour atteindre cet objectif, Bendjama a souligné la nécessité de donner aux enfants de Ghaza «accès à l’éducation et aux soins», relevant que «les défis sont immenses». «Plus de 660.000 élèves actuellement déscolarisés et au moins 88 % des bâtiments scolaires nécessitent soit une reconstruction complète, soit des réparations majeures», a-t-il précisé.
1 million d’enfants traumatisés
De plus, la malnutrition à Ghaza est «endémique», a ajouté le représentant de l’Algérie auprès de l’ONU, affirmant que «plus de 96 % des enfants de moins de 2 ans ne satisfont pas leurs besoins nutritionnels», en raison d’un manque de diversité alimentaire. «Cette année, on estime que 60 000 enfants auront besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë», a-t-il poursuivi.
Selon l’ambassadeur Amar Bendjama, 1 million d’enfants nécessitent en urgence un soutien en matière de santé mentale et psychosociale. «Ces défis sont exacerbés par le fait que 84 % des établissements de santé ont été endommagés ou détruits», a-t-il déploré.
Sauvons L’UNRWA
Le diplomate a mis l’accent, dans ce contexte, sur le rôle de «l’UNRWA dans la fourniture des services essentiels aux Palestiniens, notamment en matière de santé et d’éducation», qualifiant cette agence onusienne d’«épine dorsale» de la réponse humanitaire à Ghaza. «Elle est indispensable et irremplaçable», a-t-il souligné, relevant que «la démanteler pourrait réduire à néant les efforts de reconstruction de Ghaza et menacer même la présence des Palestiniens sur leur terre».
Rappelant que l’agression sioniste barbare contre Ghaza a fait payer «un lourd tribut» aux enfants, leur infligeant des dommages «potentiellement irréversibles», Bendjama a soutenu que les conséquences de cette agression «menacent non seulement leur avenir individuel, mais aussi le tissu même de la société palestinienne pour les générations à venir».
Une guerre contre mes enfants
Pour le diplomate algérien, l’agression sioniste contre l’enclave palestinienne était «une guerre contre les enfants, une guerre contre l’innocence». Il a réaffirmé, à ce titre, l’importance d’exprimer la souffrance des enfants ghazaouis, qui «subissent encore les conséquences des attaques et frappes meurtrières contre la population civile et qui ont conduit à des chiffres «stupéfiants».
L’intervenant a cité, à ce propos, «les milliers d’enfants blessés, parmi lesquels le nombre record d’enfants amputés de l’histoire moderne, les quelque 17.000 enfants non accompagnés ou séparés de leurs parents ou encore les près d’un million de déplacés de leurs foyers, sans oublier ceux qui ont perdu la vie à cause «d’attaques armées, de la faim, du manque d’accès aux soins et même de froid».
S’appuyant sur des données d’ONG, le représentant permanent de l’Algérie a affirmé que «près de 18.000 enfants ont été tués à Ghaza, soit près de 44 % du nombre total des personnes tombées en martyrs depuis le début de l’agression sioniste et que 20 000 enfants sont portés disparus». «Les chiffres réels sont certainement plus élevés», a-t-il déploré, souhaitant de «voir l’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 19 janvier, devenir permanent».
L’impunité n’a pas de place
Bendjama a affirmé que les auteurs des crimes contre l’humanité perpétrés à Ghaza «doivent rendre des comptes». «L’impunité n’a pas sa place», a-t-il insisté, réaffirmant, par ailleurs, le soutien du peuple algérien et de son président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au peuple palestinien.
«Comme l’a déjà déclaré le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie n’abandonnerait jamais le peuple palestinien et le soutiendra jusqu’à ce qu’il jouisse de tous ses droits», a-t-il affirmé à la représentante de la société civile palestinienne, Bissan Natil, qui a témoigné, depuis Ghaza, des «conséquences désastreuses» de l’agression sioniste sur les enfants.