La guerre d’Algérie racontée par les survivants

La guerre d’Algérie racontée par les survivants. Le propre d’une guerre est d’être sale, dit-on. Celle de la France en Algérie n’échappe pas à cette règle.

Beaucoup a été écrit sur le sujet et les documents à ce propos foisonnent. Des victimes de cette pratique dégradante, parmi lesquelles Djamel Amrani, Bachir Boumaza et Henri Alleg, ont livré leurs témoignages glaçants en pleine guerre de Libération sur une pratique qui a soulevé l’indignation d’intellectuels en France même. Des journaux et revues qui ont osé traiter le sujet ont été saisis.

Le livre de Pierre Vidal-Naquet, «Les crimes de l’armée française en Algérie », paru en 1972 à une époque où l’on parlait peu du sujet, a répertorié les méthodes auxquelles avaient recours les officiers d’une armée qui s’est déshonorée. Ce document a été réédité en 2001, année où parut le livre de Louisette Ighil Ahriz, «Algérienne». Une année après, un autre ouvrage, «L’ennemi intime» de Patrick Rotman, a été adapté en documentaire, avec des témoignages sur les horreurs qui se sont déroulées aux quatre coins du pays.

Ce samedi, lors d’une séance de vente-dédicace à la Librairie Chaib Dzair, Karima Aït-Dahmane, maître de conférences à l’université, abordera ce sujet à partir de 14h30. Son ouvrage mérite d’être souligné, car il rappelle, avec des faits et des chiffres, que les crimes n’ont pas cessé depuis l’époque des conquêtes, qui ont duré plus de 50 ans et ont été marquées par d’innombrables exactions.

R. Hammoudi

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