Ahellil et Sbou, à voir et à écouter

Ahellil et Sbou, à voir et à écouter. Le visiteur peut découvrir et apprécier, lors de son séjour à Timimoun, un genre musical et une tradition hauts en couleur.
Ahellil est un patrimoine immatériel de l’humanité. Ce spectacle est préservé grâce au travail de feu Mouloud Mammeri. Le Sbou est un rituel en l’honneur du prophète Mohamed.
L’Ahellil du Gourara
L’Ahellil est un spectacle inscrit, depuis 2008, par l’UNESCO sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité. À la fois danses, chants et poésies profanes et religieuses, il a été découvert au début des années 1970 par les chercheurs.
Beaucoup de mérite dans sa sauvegarde revient au romancier Mouloud Mammeri, dont le livre «L’Ahellil du Gourara», paru en 1984, est un travail de terrain et une approche savante sur une musique polyphonique unique dans le monde islamique.
Le Sbou
Le Sbou, comme son nom l’indique, c’est le dernier jour, l’ultime acte d’une semaine de festivités sous forme de rituels en l’honneur de la naissance du prophète.
Des processions colorées de pèlerins reprennent des incantations, se livrent à des mouvements synchronisés qui font de la célébration un spectacle et une cérémonie collective emplis de spiritualité. Depuis 2015, il figure aussi dans le patrimoine immatériel de l’humanité.
Chaque année, les rues de Timimoun et les abords des saints de la région deviennent des scènes à ciel ouvert où se déploie une belle et gigantesque mise en scène devant le mausolée de Sidi Hadj Belkacem.
Enfin, il y a lieu de rappeler que les foggaras, cet ingénieux système de distribution de l’eau dans les jardins des ksour de Timimoun, sont aussi protégés, car c’est aussi un patrimoine de l’humanité, selon l’UNESCO.
Samira Belabed