Ce que prévoit la loi de finances 2025 pour créer de l’emploi

Ce que prévoit la loi de finances 2025 comme mesures incitatives pour encourager la création d’emplois en Algérie.

Dans le cadre de sa politique de consolidation de la croissance économique et de diversification de l’économie
nationale, l’ État mise sur les secteurs créateurs de richesse et d’emploi. Ainsi et dans le sillage des efforts déjà consentis, le gouvernement prévoit le maintien dans la loi de finances 2025 des mesures incitatives engagées lors des années précédentes.

Des avantages fiscaux

Un exercice qui renferme des avantages fiscaux et douaniers visant à encourager davantage l’investissement
et à améliorer le climat des affaires. Aussi, il est question de favoriser le renforcement du tissu économique à travers la création de start up et de microentreprises et de promouvoir les projets publics. Pour ce qui est de l’encouragement de l’investissement, le texte de loi prévoit le prolongement de la réduction de 50% de l’impôt sur le revenu global (IRG) et l’impôt sur les sociétés (IBS) durant 5 ans sur les revenus réalisés dans les régions du Sud, plus précisément à Ghardaïa, Timimoun, Tindouf, Adrar, In Salah, Tamanrasset, Bordj Badji Mokhtar, In Guezzam et Illizi.

Toujours au volet fiscal, la loi de finances 2025 accorde des exonérations de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les biens amortissables acquis par les entreprises productrices, les transports, la distribution et la commercialisation de l’électricité et du gaz destinés à l’exploitation.

Un plafond de 2 millions DA

Dans le domaine des start up et de l’innovation, l’exercice 2025 prévoit le maintien de l’exonération fiscale au
profit des entreprises disposant du label «incubateur» en cas de renouvellement dudit label. D’autre part, il est prévu un abattement de 30%, au lieu de 10%, du taux du bénéfice imposable aux dépenses entraînées dans le cadre de la recherche et du développement au sein des entreprises, ainsi qu’aux dépenses liées aux programmes d’innovation engagés avec des entreprises ayant obtenu le label «start up» ou «incubateur».

Cette mesure est applicable, précise le texte de loi, dans la limite d’un plafond de 2 millions DA, au lieu de 1 million DA prévu précédemment, et les activités et dépenses concernées seront définies par les ministères chargés de la Recherche scientifique et de l’Économie de la connaissance. Et afin de propulser l’activité industrielle, l’État envisage, par ailleurs, d’exonérer de la taxe le transfert de propriété, les entreprises dotées du label «start up» ou «incubateur d’entreprises», destinés à la création d’activités industrielles, outre l’exemption des droits d’enregistrement au profit des porteurs de «projet innovant».

La mise en œuvre de cette disposition implique les 2 dispositifs d’aide à l’emploi, à savoir l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE ou NESDA) et l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM).

Des exonérations fiscales et augmentation des capacités du FNI

À propos du financement d’infrastructures et d’équipements publics, l’on propose d’autoriser le Trésor public à
émettre des «obligations souveraines», à même de permettre aux personnes physiques et morales de participer au financement de ces infrastructures à caractère commercial. Ainsi, les détenteurs de ces obligations, dont l’échéance est égale ou supérieure à 5 ans, bénéficieront d’exonération de l’impôt sur le revenu global (IRG) et de l’impôt sur les sociétés (IBS), en plus d’une exonération des droits d’enregistrement.

Dans le même sillage, la loi prévoit d’exempter ces obligations de tous frais d’enregistrement et de publication
foncière pendant une durée de 5 ans. S’ajoute à toutes ces mesures fiscales, la revue à la hausse du capital social du Fonds national d’investissement (FNI) de 150 milliards DA à 275 milliards DA.

Appui aux projets structurants générateurs d’emplois

Pour ce qui est de la promotion des projets publics et de la relance des projets structurants, le secteur de l’énergie et des mines, à titre d’exemple, prévoit la création de pas moins de 10.000 emplois en 2025. Selon le premier responsable du secteur, Mohamed Arkab, les nouveaux postes d’emploi seront ouverts dans des filières stratégiques, à l’instar de la production des engrais avec des exonérations fiscales profitables à un certain nombre d’activités.

Dans l’hydraulique, ce sont les projets de réalisation de 5 stations de dessalement de l’eau de mer qui vont
générer un nombre non négligeable d’emplois. Ces projets bénéficient de l’entier appui de l’État pour une mise en service dans les plus brefs délais. Et pour ancrer l’essor de la diversification de l’économie nationale, le gouvernement fait de l’agriculture, l’autre levier devant générer des dizaines de milliers d’emplois. L’on rappelle en ce sens la réalisation en cours de 2 mégaprojets, fortement créateurs d’emplois, à savoir celui de production de poudre de lait et de viandes rouges prévu à Adrar, et celui de blé dur et de pâtes alimentaires prévu à
Timimoun. Les deux projets devraient assurer la création de 6.600 postes d’emploi directs.

A. Mehdid

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