Créer un environnement favorable à la femme entrepreneure

En Algérie, l’État a pu créer un environnement favorable à la femme entrepreneure, estiment les Organisations patronales.

Les organisations patronales affirment croire en la capacité de la femme entrepreneure qui, depuis quelques décennies, réussit à s’affirmer dans les domaines qui étaient réservés à la seule gente masculine.

Les cheffes d’entreprises sont combattantes

Le secrétaire général de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), El Mahfoudh Megaleti, fait part de la vision de l’organisation patronale qui repose sur l’encouragement de la femme cheffe d’entreprise.
«La CGEA dispose d’une Fédération de femmes cheffes d’entreprises. Cela atteste de l’importance qu’elle accorde à l’entrepreneuriat féminin, d’autant que ces cheffes d’entreprises ont pu conquérir des domaines qui étaient réservés exclusivement aux hommes, tels que le bâtiment, les services et l’hôtellerie», indique Megaleti.

À ce propos, le SG de la CGEA affirme que l’on veille à aider les femmes entrepreneures afin qu’elles réussissent leurs projets. «Les femmes entrepreneures sont généralement combattantes, courageuses et déterminées à atteindre leurs objectifs. Notre rôle au sein de la CGEA consiste à les orienter pour les aider à se placer sur le marché. Et nous avons au sein de notre confédération de nombreux exemples de porteuses de projets qui ont bénéficié de l’ancien dispositif de l’ANSEJ (Agence nationale de soutien et d’emploi des jeunes) qui sont aujourd’hui des femmes entrepreneures», soutient-il.

«Les femmes algériennes ont une volonté d’acier»

Selon Megaleti, l’État a procédé à une revue des dispositifs d’aide destinés aux jeunes entrepreneurs à même de rendre ces dispositifs plus efficaces et en adéquation avec l’évolution de la vision économique du gouvernement.
«Notre Confédération joue le rôle d’une passerelle entre les jeunes porteuses de projets et les grandes entreprises économiques à l’effet de bénéficier d’une visibilité sur le marché et de pouvoir commercialiser leurs produits et services. On leur assure également des orientations en rapport avec les possibilités de financement disponibles», explique l’interlocuteur.

Pour sa part, le président de l’Organisation du patronat algérien (l’OPA), Abderrahmane Sidi Saïd, souligne la nécessité de surmonter certains tabous sociétaux qui entravent l’émancipation de l’entrepreneuriat féminin.
«Les femmes algériennes ont une volonté d’acier et peuvent réussir dans plusieurs domaines. Il suffit juste de leur donner la chance et de leur faire confiance. Chez sous, au sein de l’OPA, la femme entrepreneure est au pied d’égalité qu’un homme entrepreneur et il n’y a aucune distinction entre les deux. Aussi, nous nous intéressons aux femmes rurales et artisanes, en les aidant à s’insérer dans le circuit économique», relève Sidi Saïd.

Accompagner les PME permettra l’émergence de l’entrepreneuriat féminin

Il rappelle en ce sens la participation de l’OPA, en novembre dernier, à une rencontre sur la journée mondiale de l’entrepreneuriat à l’Université de Tamanrasset, où l’accent a été mis sur l’insertion professionnelle de la femme artisane et de la femme issue des populations nomades.

En ce sens, le président de l’OPA affirme que la femme algérienne excelle dans le domaine du BTPH et réussit à s’y faire un chemin. «L’État veut consolider le tissu économique en encourageant les petites et moyennes entreprises et a mis en place différents dispositifs d’accompagnement profitables aux PME. Cela favorise, à coup sûr, l’émergence de l’entrepreneuriat féminin», estime-t-il.

A. M.

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