Maison d’hôtes «Akham N’Timimoun», traditions et confort

La Maison d’hôtes «Akham N’Timimoun», allie traditions et confort. À Timimoun, joyau du désert algérien, le visiteur se retrouve embarqué dans une aventure sensorielle unique.

L’oasis mythique, où les dunes ondulent et où l’histoire se tisse entre ksour, oasis, grottes, chants d’Ahellil et foggaras, ne laisse personne indifférent. On vient de loin pour découvrir une région où le temps semble suspendu et où chaque recoin raconte une histoire.

«On ne peut ignorer aucun endroit à Timimoun»

Brahim Tizegaghine, natif de la wilaya de Ghardaïa et passionné par toute la richesse de la région, nous guide à travers ce monde magique. «On ne peut ignorer aucun endroit à Timimoun», confie-t-il, souriant, les yeux brillant de fierté. «Il faut au moins cinq jours pour en saisir l’essence. Cela fait 45 ans que j’y vis, mais  il y a des endroits que je ne connais pas. La région est vaste, se cache et se révèle seulement à ceux qui prennent le temps de l’apprivoiser», reconnaît-il.

Son ami d’enfance, Saïd Belkacemi, propriétaire de 3 maisons d’hôtes, 2 à Timimoun et une à Ghardaïa, raconte: «Quand je venais en tant que visiteur, j’ai remarqué un manque de structures d’accueil. C’est ainsi qu’est née l’idée de construire une maison d’hôtes, en respectant l’aspect architectural de la région».

«Timimoun, c’est un lieu où toutes les cultures se rencontrent»

La wilaya, qui a connu un essor particulier après la crise de la Covid 19, attire de plus en plus de visiteurs. Selon Brahim, ce n’est pas uniquement la beauté des paysages qui fascine les visiteurs, il y a aussi l’accueil des habitants. «Nos invités sont toujours émerveillés par l’hospitalité et la chaleur des gens. Timimoun, c’est un lieu où toutes les cultures se rencontrent et chacun y trouve sa place», assure-t-il.

Les ruelles de la ville, bordées de maisons en terre et de palmiers, forment un véritable dédale à explorer. La tranquillité qui y règne permet de se promener sans crainte. «Les  touristes peuvent se perdre dans les rues. A toute heure, ils se sentent en sécurité. C’est une des plus grandes richesses de notre région», poursuit notre guide.

Histoires, rencontres et traditions

Une maison d’hôtes, ouverte en 2012, se fait un point d’honneur de faire découvrir la région autrement. Dès que l’on franchit le seuil  d’«Akham N’Timimoun», on entre dans une cour décorée de plantes et de palmiers. En son centre, un puits présente la même forme que ceux de Ghardaïa. À gauche de la porte d’entrée, une plaque témoigne du passage d’un ancien ministre du Tourisme en 2017.

À droite de l’escalier qui mène au premier étage, sur un grand tableau, s ‘affichent tous les tarifs de séjour et de repas : 6.000 DA pour la chambre simple, 8.000 DA pour deux personnes, 9.500 DA pour une chambre triple et 14.000 DA pour une chambre quintuple. Les repas, préparés par deux femmes, sont proposés entre 2.000 et 3.500 DA, avec une réduction de 50% pour les enfants de moins de douze ans.

Akham N’Timimoun où le voyageur se sent chez lui

La maison dispose de 8 chambres pouvant accueillir jusqu’à 20 personnes et toutes équipées de climatiseurs et de chauffage. Au 1e étage, une grande salle de séjour se veut un espace convivial pour partager repas et moments d’échange. Sur la cheminée, un grand tableau, écrit en noir sur fond jaune, rappelle aux invités les règles à respecter.

Les visiteurs commencent à affluer à partir de la fin du mois de septembre, avec un pic entre décembre et avril. Ce flux touristique a conduit Belkacemi à ouvrir une 2e maison d’hôtes, à proximité de la première. D’une capacité de 10 personnes, Elle ne diffère pas de la 1e sur le plan architectural et décoratif, à l’exception d’un palier au milieu de la maison laissant passer quelques gouttes de pluie. Sur la terrasse, les invités peuvent grappiller quelques dattes et prendre des photos d’une grande oasis qui s ‘étalé  en contrebas.

À l’intérieur, la fusion entre modernité et tradition saute aux yeux. «Les objets décoratifs sont tous issus de l’artisanat local», explique un responsable de la maison, qui a participé à sa  construction. «Nous avons voulu créer un espace où le voyageur se sent chez lui, tout en découvrant le patrimoine culturel de la région», dit-il.

«Le touriste est pris en charge dès son arrivée à l’aéroport»

L’extérieur de la maison, majestueux, est dominé par une grande kheïma dressée sous les étoiles, un lieu parfait pour se retrouver autour d’un feu de camp, partager un thé et goûter à la Mardouma, un plat traditionnel et savoureux. En journée, les hôtes peuvent s’aventurer dans des circuits qui les mènent à Béchar et Béni Abbas, des étapes incontournables pour un circuit au cœur du Sud algérien.

«Le touriste est pris en charge dès son arrivée à l’aéroport», précise-t-il. Belkacemi lance au passage un appel au ministère du Tourisme et de l’Artisanat pour former des guides touristiques. «Le nombre de vols, deux par semaine, reste insuffisant», regrette-t-il.

Le tourisme chez l’habitant

«L’hébergement chez l’habitant est la formule la plus adaptée à notre région», proclame cet ancien opticien qui met en avant l’authenticité de l’expérience car  les visiteurs sont invités à vivre au rythme des habitants, à découvrir les subtilités de la culture locale, à s’immerger dans la vie de ceux qui, comme Brahim, ont fait de cette terre leur foyer. «C’est la qualité du service et le confort que nous offrons qui font revenir nos hôtes plusieurs fois et les incitent à recommander Akham N’Timimoun à leurs amis et famille», poursuit Brahim.

Entre les dunes infinies et l’hospitalité des habitants, ce coin plus qu’une halte est un voyage au cœur de l’âme du désert. Un lieu que l’on ne quitte jamais vraiment. «C’est elle qui m’a choisi. Je suis tombé amoureux de toute la région et je me suis ensablé jusqu’au jour où je finirais mes jours entre les dunes» Il n’est sans doute ni le premier ni le dernier à succomber au charme de ces vastes étendues.

Samira Belabed

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