Amar Bendjama, la voix de l’Algérie aux Nations unies

Amar Bendjama, la voix de l’Algérie aux Nations unies. Le diplomate exprime haut et fort les positions du pays et les défend notamment les causes justes.

Bien avant l’entame, en janvier 2024, du mandat de l’Algérie au Conseil de sécurité, en qualité de membre non permanent, l’opinion publique s’était familiarisée avec son visage et sa voix qu’il lui prête depuis sa nomination, en avril 2023, en sa qualité de représentant permanent auprès de l’ONU à New York.

Bendjema assène des vérités face aux puissances

Au fil de ses interventions et particulièrement durant cette année qui s’est achevée, Amar Bendjama est devenu la voix audible de la diplomatie algérienne, rappelant sa doctrine et ses principes, notamment lorsqu’il s’agit de défendre les causes justes à la tête desquelles les questions palestinienne et sahraouie. Sans complexe aucun, face aux membres permanents du Conseil de sécurité, il n’hésite jamais à asséner des vérités que d’aucuns voudraient occulter, particulièrement celle de la faillite de l’organe onusien dans la gestion du génocide en cours à Ghaza.

À chaque prise de parole, Bendjama ne manque pas de souligner la responsabilité des 15 et plus, particulièrement de ceux qui sont détenteurs du droit de veto devant l’Histoire qui, a-t-il dit, «nous jugera», en raison de l’incapacité du Conseil de sécurité à mettre un terme à la catastrophe humanitaire dans l’enclave palestinienne qui «défie l’essence même de notre humanité», avait-il affirmé au mois de juillet dernier. En fait, Bendjama n’a eu de cesse d’interpeller, au cours de ces mois passés, la conscience de la communauté internationale sur la situation à Ghaza, mettant l’accent sur les souffrances indicibles mais ô combien visibles de la population depuis plus de 14 mois.

Vendredi, une nouvelle fois, il exhorte le Conseil à agir pour mettre un terme à l’impunité de l’occupant sioniste et soulager femmes et enfants principales victimes du génocide. Et gageons qu’il n’est pas prêt à y renoncer. «L’Algérie reviendra à la charge», avait-il averti lorsque Washington avait bloqué le projet de résolution déposée par l’Algérie sur un cessez-le-feu à Ghaza. Sa pugnacité et sa détermination à livrer les combats en lesquels l’Algérie croit n’a pas de limites.

Le parcours du diplomate onusien

Avant sa nomination, le diplomate, qui a rejoint le ministère des Affaires étrangères en 1975, a exercé les fonctions d’ambassadeur et de Conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères, après avoir été plusieurs fois ambassadeur ainsi que chef de délégation algérienne auprès de l’Union européenne (UE) et représentant auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Il a aussi été en charge des questions euro-méditerranéennes,  secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères et représentant de l’Algérie auprès de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA).

À New York, il met toute son expérience et son  énergie à promouvoir les droits international et humanitaire qui sont malheureusement violés au quotidien par l’occupation. Dans sa mission, il est secondé par un staff qui compte plusieurs membres, dont l’ambassadeur Nacim Gaouaoui qui prend le relais lorsqu’il est absent. Ces hommes et femmes ont un seul et unique objectif, celui d’œuvrer à la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde avec l’accent mis sur la région du monde arabe et de l’Afrique.

Selma Meziane  

 

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