Lancement d’un projet de labellisation des systèmes solaires photovoltaïques et de l’éclairage public

Un projet de labellisation des systèmes solaires photovoltaïques et de l’éclairage public a été lancé, mercredi à Alger, lors d’une journée d’information dédiée à l’évènement.

Initié par le Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (CEREFE), en collaboration avec l’Agence allemande de coopération (GIZ), et en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, ce projet vise à certifier les compétences des intervenants et garantir des installations de qualité.

Des critères d’éligibilité reconnus

Ce «projet de labellisation de systèmes photovoltaïques et éclairage public» vise, selon un communiqué du CEREFE, à s’assurer que «toutes les opérations d’installations solaires photovoltaïques de petites capacités, raccordées au réseau de distribution d’électricité ou autonomes (hors réseau), soient réalisées par des intervenants aux compétences et qualifications confirmées».

La procédure d’obtention des labels en question, a indiqué la même source, est basée sur des critères d’éligibilité reconnus dans les domaines de l’installation des dispositifs de production d’électricité propre à partir de l’énergie solaire d’une part, et de l’éclairage public d’autre part.

Formation spécialisée

Développé par le CEREFE avec l’appui de GIZ, ce projet, assure «également une formation spécialisée au profit des opérateurs concernés, et ce, afin de compléter leurs propres compétences acquises, selon un référentiel aux standards internationaux, en matière de gestion et le cheminement de la procédure menant à l’octroi des labels en question aux personnes concernées».

Cette démarche constitue, selon le CEREFE, «une introduction à la reconnaissance effective des compétences requises pour mener à bien l’exécution des installations solaires photovoltaïques et d’éclairage public efficaces sur le plan énergétique, facilitant, ainsi, l’adoption de ces solutions en assurant la qualité de leur mise en œuvre, tout en les adaptant de manière durable et économiquement rentable aux exigences de la stratégie nationale pour la transition énergétique».

Augmentation de la production de l’industrie photovoltaïque nationale

Selon des chiffres rendus publics en septembre dernier, «la capacité de production annuelle de l’industrie photovoltaïque nationale a augmenté en 2023 pour atteindre 469 mégawatts (MW), contre 346 MW en 2022, soit une croissance de 35%».

L’Algérie dispose en effet de six usines de montage et d’encapsulation des modules photovoltaïques (PV) à fin 2023, avec une capacité de production totale de 469 MW, en hausse de 123 MW par rapport à 2022, d’après les données fournies par le ministère de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, citées dans le 4ème bilan des réalisations dans le domaine des énergies renouvelables du CEREFE, et repris par l’APS.  L’ensemble de ces usines a produit près de 12,47 MW, à travers l’emploi direct de 283 personnes, avait souligné un bilan élaboré par le CEREFE.

3 nouvelles unités de production et fabrication de systèmes d’éclairage public solaire

Le secteur industriel compte également deux usines de production des batteries solaires, avec une capacité de production totale annuelle avoisinant 19.000 unités, deux unités de fabrication de chauffe-eau solaires, deux fabricants de câbles solaires avec une capacité de production annuelle de 1.250 km, ainsi que quatre unités de production de structures et supports pour les systèmes PV.

Selon les mêmes sources, en 2023, trois nouvelles unités de production et fabrication de systèmes d’éclairage public solaire ont été inaugurées, avec une capacité de production annuelle de 510.000 unités, selon la même source. Au total, les 19 entreprises comptent environ 2.188 employés directs. Pour soutenir le développement de cette industrie, un appui considérable a été apporté à la formation dans le domaine des énergies renouvelables.

S. R.

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