Le communiqué de l’Union générale des journalistes arabes concernant le Sahara occidental dénoncé et condamné

Des organisations nationales représentant les journalistes algériens ont condamné, jeudi, le communiqué publié récemment par l’Union générale des journalistes arabes concernant le Sahara occidental.
L’Union générale des journalistes arabes a annoncé, dans ce communiqué, son soutien au prétendu « plan d’autonomie » dans le cadre de la « pseudo souveraineté marocaine » sur le Sahara occidental, en contradiction flagrante avec les principes du droit international et les résolutions des Nations Unies.
Dérapage
L’Organisation nationale des journalistes algériens a déploré le dérapage de l’Union générale des journalistes arabes, qui a publié au terme de sa réunion, mardi dernier aux Emirats arabes unis, un communiqué « contraire à l’éthique du journalisme et des journalistes arabes », par lequel elle a « pris parti pour des agendas allant à l’encontre du droit du vaillant peuple sahraoui arabe à l’indépendance ». L’Union générale des journalistes arabes a tenté, à travers ce communiqué, de « faire passer un agenda colonial concocté à Paris et adopté par l’occupant marocain », a souligné l’Organisation nationale des journalistes algériens, ajoutant que cette position « compromet les droits du peuple sahraoui et tente de saper les positions honorables constantes de l’Algérie et des hommes libres qui soutiennent les peuples opprimés à travers le monde ».
L’Organisation nationale des journalistes algériens a, par là même, réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions de la légalité internationale, rappelant que la présence marocaine sur le sol de la République arabe sahraouie est une « occupation inique qui se livre à de graves violations contre le peuple sahraoui sans défense ». Le Conseil national des journalistes algériens (CNJA) a, lui aussi, fait part de « sa vive condamnation » de ce communiqué, qui est « en contradiction avec les principes élémentaires du droit international et les résolutions des Nations Unies, qui affirment que la cause du Sahara occidental est une question de décolonisation ».
Des avis qui n’honorent pas la déontologie de la profession
Le CNJA a insisté sur « le respect des principes de neutralité et d’indépendance devant présider au traitement des questions nationales et internationales », appelant à « éviter de souscrire à des positions politiques qui servent des agendas qui décrédibilisent le travail journalistique et portent atteinte à la cohésion et l’unité arabes ». S’adressant à la communauté internationale, le Conseil a souligné que « la crédibilité de l’ordre international basé sur le respect des droits de l’Homme est en jeu ». L’Union nationale des journalistes et professionnels de l’information algériens (UNJIA) a, pour sa part, fustigé le communiqué de l’Union générale des journalistes arabes qui, selon elle, « cautionne des avis qui n’honorent pas la déontologie de la profession ».
Répondant au « soutien de l’Union générale des journalistes arabes au prétendu +plan d’autonomie+ dans le cadre de +la prétendue souveraineté marocaine+, visant à encourager le régime du Makhzen à aller plus loin dans sa tyrannie et à s’approprier les territoires de la République arabe sahraouie démocratique souveraine », l’UNJIA a réaffirmé son soutien à l’Algérie dans la défense de la cause du Sahara occidental, tout en appelant l’ensemble des instances et organisations internationales et régionales à « s’opposer à ces positions qui sapent les efforts internationaux de défense des droits de l’Homme et des libertés publiques et fondamentales des peuples ».(