Reprise des négociations entre Hamas et l’entité sioniste pour une trêve

Les discussions indirectes entre l’entité sioniste et le mouvement de la résistance palestinienne Hamas viennent de reprendre au Qatar après une semaine d’arrêt en vue d’un cessez-le-feu et de la libération des otages retenus à Ghaza.
Aucune trêve n’a pu être conclue depuis celle d’une semaine intervenue fin novembre 2023, malgré les efforts diplomatiques menés sous l’égide du Qatar, de l’Egypte et des Etats-Unis.
Les négociations avancent très lentement
D’après des hauts responsables, les négociations avancent très lentement. Il y aurait plusieurs points bloquants. Les parents de l’otage dont la vidéo a été publiée par le Hamas ont réclamé au gouvernement Netanyahou de ne pas revenir du Qatar « sans un accord ». Sous pression le gouvernement sioniste met l’accent sur la libération des otages et a confirmé samedi la reprise des négociations. De son côté, le Hamas, qui avait fait état vendredi de la reprise des discussions, souligne l’objectif de parvenir à une trêve dans l’enclave palestinienne.
Le mouvement de la résistance avait indiqué que les discussions porteraient notamment sur une « cessation complète des hostilités » et le retrait des troupes de l’occupation du territoire palestinien assiégé et dévasté par près de 15 mois de guerre. Parmi les principaux points de blocage figuraient notamment jusqu’ici le caractère permanent ou non d’un cessez-le-feu ,la gouvernance de Ghaza après la guerre, l’entité sioniste s’opposant catégoriquement à ce que le Hamas puisse à nouveau diriger le territoire, le retour chez eux des déplacés et un échange entre prisonniers palestiniens détenus par l’entité sioniste et les otages retenus à Ghaza.
Une ONG alerte sur le risque qui pèse sur la vie du Dr Hussam Abu Safiya
Pour rappel, des négociations avaient déjà eu lieu à Doha en décembre, mais l’entité sioniste a fait en sorte de les enrayer. Ainsi, Hamas a d’abord reproché à l’entité sioniste d’avoir mis sur la table de « nouvelles conditions » dans les discussions indirectes en cours dans la capitale qatarie depuis plusieurs jours, sous l’égide des médiateurs (Qatar, Egypte, Etats-Unis). En attendant un éventuel accord, la violence est montée d’un cran depuis plusieurs jours dans l’enclave palestinienne assiégée et dévastée par près de 15 mois de guerre.
De son côté, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme (Euro-Med Human Rights Monitor) a alerté sur la menace qui pèse sur la vie du Dr Hussam Abu Safiya soumis à la torture. L’Observatoire appelle à une intervention internationale immédiate pour sa libération. L’Observatoire met en garde contre « le risque grave qui pèse sur sa vie », à la suite d’assassinats délibérés et de décès sous la torture dont ont été victimes d’autres médecins et membres du personnel médical arrêtés à Ghaza depuis octobre 2023 par les forces sionistes.
Le Dr Abu Safiya soumis à de violents passages à tabac
Le Dr Hussam Abu Safiya a été kidnappé, fin décembre, par les forces sionistes lors de leur assaut sur l’hôpital «Kamal Adwan» et ses alentours après des semaines de siège, de bombardements aériens et de tirs d’artillerie, et d’attaques ciblées contre le personnel médical et technique travaillant dans l’hôpital. Selon des témoignages recueillis par Euro-Med Monitor, le Dr Abu Safiya a été soumis à de violents passages à tabac, notamment à l’aide d’un fil de fer épais couramment utilisé pour le câblage électrique des rues.
Euro-Med Monitor exprime, dans ce contexte, sa «profonde inquiétude» quant au fait que le Dr Abu Safiya pourrait être assassiné pendant sa détention, comme ce fut le cas pour le Dr Adnan Al-Bursh, chef du département d’orthopédie à l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Ghaza, qui a été tué sous la torture en avril 2024.
R. I.