Belmehdi prône la modération

Youcef Belmehdi a présidé, mardi à Alger, l’ouverture d’une journée d’étude sur le discours religieux durant le Ramadhan.

Lors des travaux d’une journée d’étude dédiée aux « influenceurs et intervenants du secteur dans les médias », à Dar El imam, Belmehdi a formulé, dans son allocution d’ouverture, des orientations à l’adresse des imams intervenant dans les médias et les réseaux sociaux durant le mois sacré.

Renforcer l’unité nationale et lutter contre les fléaux sociaux

Selon Belmehdi, il s’agit de définir les priorités inhérentes au discours religieux au travers, notamment, de la promotion de l’aspect spirituel et moral. Il a, à cet égard, relevé l’importance d’orienter la parole dans les mosquées, les zaouïas, les écoles coraniques, les instituts de formation et les antennes du Centre culturel islamique (CCI), vers le renforcement de l’unité nationale et la lutte contre les fléaux sociaux. Dans ce sillage, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a mis en avant le rôle des imams dans la sensibilisation contre les tentatives de porter atteinte aux valeurs, aux coutumes et aux traditions de la société algérienne.

S’exprimant à la presse nationale, Belmehdi a insisté sur la diffusion d’un discours religieux modéré civilisationnel qui consacre la cohésion du peuple algérien et son unité nationale. «Les imams sont appelés plus que jamais à véhiculer un message modéré qui prône l’unité et non la division, qui sème la quiétude et la sérénité entre les Algériens et qui consacre la cohésion du peuple et son unité», a soutenu le ministre, appelant à promouvoir un prêche à la hauteur du niveau spirituel qui prévaut durant le mois de Ramadhan.

Contribuer aux campagnes de solidarité

Par ailleurs, Belmehdi a recommandé de mettre en valeur les dimensions du mois sacré, tout en insistant sur l’impératif d’employer des mots unificateurs, rassembleurs et fraternels. Il a également donné des instructions aux cadres du ministère afin de veiller à animer l’aspect spirituel et organiser des conférences à travers le pays pour mettre en relief les vertus de la solidarité et de l’entraide durant ce mois de piété. Selon lui, les mosquées, qui doivent être des lieux de sérénité pour les fidèles pendant l’accomplissement des prières, sont également appelées à contribuer aux campagnes de charité et de solidarité au profit des familles pauvres et nécessiteuses.

De son côté, Cheikh Rachid Benatallah a estimé que nul n’a le droit de juger autrui. «Personne n’a le droit d’exercer une autorité religieuse ou spirituelle sur l’autre, puisque la religion, c’est avant tout le conseil», a-t-il souligné. Selon lui, quels que soient la situation et le contexte, un imam est tenu d’adapter et de prôner un discours pacifique, pour une meilleure approche des citoyens.

Samira Sidhoum

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