L’engagement pluriel de l’Algérie à l’Afrique

L’engagement pluriel de l’Algérie se confirme par sa contribution financière et sa compétence au service de l’Afrique.
À travers la contribution volontaire de l’Algérie d’1 million de dollars au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et l’élection de l’ambassadrice Selma Malika Haddadi au poste de vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), l’Algérie réaffirme son engagement pour l’Afrique.
Resserrer les rangs et de parler d’une seule voix
Aussi bien sur le plan financier en mettant de l’argent à un mécanisme continental qui en a tant besoin pour être efficace dans ses missions que dans ce qui a trait au personnel diplomatique des instances de l’organisation panafricaine. Ce double effort atteste de sa volonté de l’Algérie à mettre des moyens financiers et un personnel diplomatique hautement qualifié au service de l’UA et donc de l’Afrique.
Cette dernière est justement appelée à relever de nombreux défis dans un contexte mondial chargé d’incertitudes et dont les enjeux exigent du continent de resserrer les rangs et de parler d’une seule voix dans les forums internationaux. Ce combat, l’Algérie l’a toujours mené depuis les années 1960, au sein de l’Organisation de l’union africaine (OUA), appelée l’Union africaine (UA) depuis 2002.
Les efforts continentaux de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme salué
Elle l’a porté davantage en 2024 au sein de du Conseil de sécurité de l’ONU auquel elle a accédé en qualité de membre non-permanent et qu’elle a présidé pendant le mois de janvier 2025. Cette présidence, l’Algérie la mise à profit pour défendre les intérêts du continent en posant notamment la question du terrorisme en Afrique.
À cet effet, les efforts continentaux de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme largement salués compte tenu de la grande responsabilité confiée à l’Algérie au sein du Conseil de sécurité en matière de lutte contre le fléau du terrorisme en Afrique, du fait que le président de la République est le porte-parole de l’Afrique dans la lutte contre le terrorisme et qu’il est habilité à suivre ce dossier au nom du continent, et conséquemment à la propagation du terrorisme dans la région sahélo-saharienne.
Justement c’est pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation critique causée par la propagation du terrorisme dans le continent que l’Algérie a convoqué réunion de haut niveau au cours de laquelle le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf a présenté l’approche de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique.
L’expérience algérienne dans la lutte antiterroriste au service de l’Afrique
Soucieuse d’asseoir la paix et la sécurité dans le continent, l’Algérie a mis en exergue une approche selon laquelle il y a nécessité de traiter à la fois les manifestations de ce phénomène et ses causes profondes, ainsi que de considérer les différents aspects développementaux et sécuritaires de manière cohérente et intégrée.
À ce propos, Attaf a indiqué que l’Algérie est convaincu que l’Afrique ne fait pas face à une menace locale, mais bel et bien à une menace mondiale, qui ne connaît pas de frontières, et qui entraînera tôt ou tard des répercussions de grande ampleur qui dépasseront les régions africaines touchées, expliquant que cette conviction repose sur l’expérience douloureuse de l’Algérie dans la lutte contre ce fléau.
Renforcer la bonne gouvernance et promouvoir la stabilité
À Addis-Abeba, le président Tebboune a mis en relief l’importance du MAEP pour renforcer la bonne gouvernance et promouvoir la stabilité, considérant que ce Mécanisme n’est pas une simple formalité.
Appelant, à cette occasion, à unifier les efforts pour le progrès de l’Afrique et à défendre les intérêts de ses peuples, le chef de l’État a annoncé que l’Algérie a décidé d’apporter une contribution volontaire d’un million de dollars pour soutenir le MAEP.
Cette contribution réaffirme «l’engagement de l’Algérie, en tant qu’Etat fondateur de ce Mécanisme, à activer son rôle face aux défis actuels, notamment en ce qui concerne la consécration de la souveraineté du droit, la lutte contre la corruption et la promotion de la justice sociale et des droits de l’Homme», a souligné Tebboune dans son allocution devant ses pairs et autres dirigeants du continent.
Pour ce qui est de l’élection de Mme Haddadi à la vice-présidence de la Commission de l’UA, il est évident que c’est une compétence algérienne qui se met au service de l’organisation continentale appelée à réaliser ses objectifs pour le bien de l’Afrique.
«L’Algérie a toujours joué un rôle prépondérant au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et maintenant au sein de l’Union africaine (UA). Nous allons poursuivre ce travail pour hisser son nom et son drapeau à travers notre direction clairvoyante de l’organisation, tant sur le plan administratif que financier. Nous serons toujours à la hauteur des attentes», a affirmé Mme Haddadi à l’issue de son élection. Au final, l’Algérie se met au service de l’Afrique en lui apportant aide financières et en placent ses diplomates dans les instances de l’UA.
Amirouche Yazid