La Casbah, l’âme d’Alger

La Casbah, l’âme d’Alger. Le 23 février dernier, la Casbah d’Alger a célébré sa journée, un moment fort dans la vie culturelle de la capitale et de l’Algérie entière.
Cette vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, porte les traces d’une histoire riche. Pas celle d’un lieu figé dans le temps. Elle est aussi celle d’un projet vivant, porté par une volonté politique de redonner à la Casbah sa place d’exception dans le tissu urbain et culturel d’Alger.
Lors de la célébration de la Journée nationale de la Casbah, Zouhir Ballalou, ministre de la Culture et des Arts, a réaffirmé l’engagement de l’État soulignant la volonté du président de la République Abdelmadjid Tebboune de faire de ce quartier historique un lieu de rayonnement touristique, social et culturel. C’est une vision ambitieuse, un projet de modernisation et de préservation.
La Casbah, avec ses ruelles étroites, ses palais anciens, ses maisons blanchies à la chaux, ses monuments civils, religieux et de défense est le témoin de l’histoire algérienne. Une histoire de résistance, de luttes et de sacrifices pour liberté de l’Algérie. Pourtant, elle a été longtemps négligée, parfois même oubliée dans les projets d’urbanisation qui ont transformé le visage de la capitale. Aujourd’hui, l’heure est à la réhabilitation, à la restauration de son patrimoine, mais aussi à la réinvention de son rôle dans la société d’aujourd’hui.
Il est donc essentiel que ce projet ne se limite pas à la seule restauration des bâtiments. Il doit s’accompagner d’une véritable dynamique sociale, où les habitants de la médina jouent un rôle central. Car si la pierre est précieuse, c’est l’humain qui donne vie à ce lieu. La population locale doit être impliquée, à la fois dans la préservation de son environnement et dans les projets culturels qui pourront prendre place au cœur de ce secteur sauvegardé. Un patrimoine vivant ne se limite pas à sa dimension matérielle. Il est aussi un vecteur de développement, un socle sur lequel peut se construire l’avenir de la capitale.
Amine Goutali