Les Palestiniens dénoncent une violation du droit international

Les Palestiniens dénoncent une violation du droit international par l’entité sioniste qui a adopté, dimanche, le nom de «Judée et Samarie» au lieu de Cisjordanie.
Le président du Conseil national palestinien (CNP, Parlement), Rawhi Fattouh, affirme, lundi dans un communiqué relayé par l’agence de presse Wafa, que l’approbation de cette législation par le Comité ministériel sioniste constitue une violation flagrante du droit international et des droits du peuple palestinien.
Fattouh explique que cette mesure contredit les résolutions reconnues par la communauté internationale qui reflètent le droit fondamental du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant. «Cette loi impose une vision raciste qui cherche à embellir l’occupation (sioniste) et à marginaliser les voix palestiniennes, ce qui complique davantage le conflit et conduit à davantage de tensions dans la région», poursuit le président du CNP.
Appel à l’adoption d’une position claire contre ces mesures
Fattouh appelle, dans son communiqué, la communauté internationale à adopter une position claire contre ces mesures, qui s’inscrivent dans le cadre de la politique de colonialisme de peuplement, qui contribuent à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité dans toute la région et œuvrent à prolonger le conflit régional.
«Toutes les parties actives doivent placer les résolutions internationales et le droit au sommet de leurs priorités et travailler ensemble pour mettre fin à l’occupation et parvenir à une paix juste et durable qui reconnaisse les droits des Palestiniens et garantisse leur avenir en établissant leur État indépendant avec El Qods comme capitale», souligne ce haut responsable palestinien.
La diplomatie dénonce une escalade dangereuse
Pour sa part, le ministère palestinien des Affaires étrangères a mis en garde, dimanche soir, contre les dangers de l’adoption par l’occupation du nom de «Judée et Samarie» au lieu de Cisjordanie. Le ministère considère, dans un communiqué relayé par Wafa, cette législation comme une escalade dangereuse dans les mesures d’occupation unilatérales illégales.
Pour la diplomatie palestinienne, cette loi est un prélude à l’achèvement de l’annexion de la Cisjordanie et à l’imposition de la loi sioniste sur elle par la force de l’occupation. Elle représente aussi une atteinte systématique à la possibilité d’incarner l’État palestinien sur le terrain et de résoudre le conflit par des moyens politiques pacifiques, selon la même source.
Menace flagrante pour la sécurité et la stabilité de la région
Le ministère palestinien des Affaires étrangères souligne, dans ledit communiqué, que ce projet et d’autres mesures d’occupation n’établiront aucun droit pour l’entité sioniste sur la terre de l’État de Palestine, et qu’ils sont invalides, illégitimes, et représentent une violation flagrante du droit international et des résolutions des Nations unies. Elles constituent, en outre, une menace flagrante pour la sécurité et la stabilité de la région et du monde, poursuit la diplomatie palestinienne appelant à une intervention internationale «urgente» pour mettre un terme aux tentatives de l’occupation de modifier la réalité politique, juridique et géographique de l’État de Palestine internationalement reconnu.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères appelle, enfin, tous les pays à lier le niveau de leurs relations avec l’entité sioniste au degré d’engagement de leur gouvernement envers le droit international et au degré de respect des résolutions de la légitimité internationale.
Synthèse Samira C.