Action diplomatique ininterrompue de l’Algérie

L’action diplomatique ininterrompue de l’Algérie se caractérise par des partenariats, le déploiement en Afrique et la préparation des futurs rendez-vous.

Parallèlement à l’intense activité qui a marqué la présidence algérienne du Conseil de sécurité de l’ONU pendant le mois de janvier pour passer le relais à la Chine pour ce mois de février, l’appareil diplomatique de l’Algérie n’a pas chômé ces derniers mois.

9 accords et mémorandums d’entente signés avec la Russie

L’action de la diplomatie algérienne évolue à un rythme ininterrompu. C’est ce qu’attestent les nombreuses visites effectuées récemment en Afrique par des ministres en qualité d’envoyés spéciaux du président Tebboune avec comme objectif de renforcer la coopération de l’Algérie avec ses partenaires, mais aussi consolider la concertation sur les questions engageant le continent dans un contexte régional et international à multiple défi. Ce que confirment aussi les visites successives à Alger des partenaires de l’Algérie.

La dernière en date est celle du vice-Premier ministre russe qui a, en plus de l’audience que lui a accordée le chef de l’État et de son entretien avec Ahmed Attaf, a coprésidé, avec le ministre de l’Agriculture Youcef Cherfa, les travaux de la 12e session de la Commission intergouvernementale mixte algéro-russe de coopération économique, commerciale, scientifique et technique, couronnée par la signature de 9 accords et mémorandums d’entente.

Dynamique positive des relations algéro-américaines

Marquée du sceau de la diversification des ses partenariats, l’action diplomatique de l’Algérie a ainsi permis de tracer de nouvelles perspectives de coopération bilatérales dans diverses domaine. Fondamentalement, les partenaires de l’Algérie ont mis en avant leur détermination à coopérer avec l’Algérie aussi bien dans ce qui relève du partenariat que dans ce qui concerne la coordination des efforts dans les différents forums.

C’est ce que traduit le contenu de l’échange téléphonique qui a eu lieu récemment entre Ahmed Attaf et son homologue américain. Se félicitant de la dynamique positive que connaissent les relations algéro-américaines, les deux parties sont convenues de joindre leurs efforts pour renforcer la coopération bilatérale dans les domaines prioritaires tels que la défense, l’énergie, l’agriculture et les sciences et technologies.

Sur les questions internationales, Alger et Washington ont aussi mis en relief leur volonté de poursuivre la coordination au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, en vue de consolider et de pérenniser l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Ghaza, mais aussi à accompagner la Syrie et le Liban dans leur quête de sécurité et de stabilité et préserver leur souveraineté et leur unité nationale. Autant dire que l’Algérie veillera à la consolidation du cessez-le-feu à Ghaza aussi bien au sein du Conseil de sécurité en sa qualité de membre non-permanant que dans son action de coordination avec des pays qui peuvent compter dans ce registre.

D’importantes échéances en Afrique

Selon toute vraisemblance, l’action de la diplomatie algérienne est appelée à gagner en intensité prochainement au vu des échéances prévues. Aussi bien dans la coopération bilatérale que dans d’autres cadres à l’image de l’Union africaine (UA) qui tiendra ce mois de février la 38e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. À l’ordre du jour de ce sommet figure notamment l’élection du vice-président de la Commission de l’UA, un poste pour lequel l’Algérie a présenté la candidature de la diplomate Selma Malika Haddadi.

Le président de la République veille à l’avenir de notre organisation continentale et œuvre à instaurer la paix et la stabilité tout en réalisant l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Si elle venait à être élue au poste de vice-présidente de la Commission africaine, l’ambassadrice Selma Haddadi déploiera tous ses efforts ainsi que ceux de l’Algérie pour permettre à l’organisation de s’élever à des niveaux supérieurs en matière de performance et de gestion, avec votre confiance et votre soutien, s’est engagé Ahmed Attaf.

Ce dernier a considéré, lors du lancement officiellement à Addis Abéba de la candidature de Haddadi, que l’UA a besoin d’une dynamique face aux défis actuels et notre ambassadrice est à même de permettre à l’Union de réaliser les aspirations concernant l’Afrique que nous voulons et partageons.

Soutenir les relations de l’Algérie avec l’UE

Sur un autre registre, l’Algérie avance sereinement dans la révision de l’accord commercial qui la lie avec l’Union européenne (UE). Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le président Tebboune a expliqué que la révision de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE vient «soutenir les bonnes relations» entre les 2 parties et repose sur le principe gagnant-gagnant.

Le chef de l’État a précisé que la révision de cet accord «ne résulte pas d’un conflit, mais vise à soutenir les bonnes relations entre l’Algérie et l’Union européenne en tant que partenaire économique sur la base du principe gagnant-gagnant».

Amirouche Yazid

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